Coin Ste-Élizabeth et Ste-Catherine

Des graffitis — indéchiffrables gribouillages de peinture noire et grise — s’étalent sans discrimination sur le mur d’un immeuble commercial au coin de la rue. Ils s’étendent, autant sur ses belles briques, bien lisses, que sur deux de ses fenêtres au premier étage; celles-ci sont recouvertes d’une planche de bois pressé, et l’une d’elles est tapissée d’une image de femme pratiquement nue, elle aussi en noir et blanc. D’autres images de ce type, pratiquement identiques, parcourent l’édifice, mais ont été épargnées par les graffiteurs.

L’enseigne de l’immeuble (du moins ce qu’il en reste), qui fait toute sa largeur, est complètement recouverte de ce qui ressemble à de la peinture vert foncé, tirant sur le gris. Les graffitis sont uniquement à l’étage; le premier de deux. Au deuxième, les fenêtres sont simplement recouvertes de planches de bois. En bas, les vitrines sont bien visibles, mais l’intérieur est sombre. À travers la vitre à droite de la porte, des cartons ou d’autres sortes de planches de bois sont accotés contre elle. Des tableaux, peut-être.

Dans le haut de la vitrine de l’immeuble voisin, trois affichettes : des images de nourriture dans une assiette. Sur chacune d’elle se surélève un dessin « d’explosion » en jaune et rouge, où l’on aurait pu placer le prix des plats présentés; pourtant l’intérieur des dessins sont vides. Ici aussi, les fenêtres aux étages sont placardées de planches de bois pressé. Un incendie?

Les fenêtres de l’immeuble qui suit l’autre sont intactes, mais celui-ci est « à vendre », à en lire une pancarte à travers la vitre; celle-ci est placée devant une grande feuille de papier brun collée sur la vitrine. Numéro sur la porte : 212. À bien regarder, derrière un arbre devant la porte du deuxième immeuble, je peux entrevoir aussi un numéro : 210.

Les trois immeubles sont couverts de briques rouges, mais de différents tons. Celles du premier tirent vers le rouge-orange, celles du troisième sont plutôt rouge vin, et celles d’entre les deux semblent être d’un mélange approximatif des deux autres.

Les deux premiers immeubles se distinguent du troisième par leur toiture : celles-ci semble biseauter le deuxième étage, où les fenêtres sont surmontées de leur propre petite toiture. Le troisième immeuble a un toit complètement plat.

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