Il faut qu’on splite…

Quand on fait le grand écart, en bon québécois, on dit qu’on fait la split. De toute évidence, split, c’est féminin, n’est-ce pas?

Pas sûr.

Quand on mange une banane royale (c’est son nom francisé!), on dit qu’on mange un banana split. Alors, split, c’est masculin. Non?

Deux usages de genre, chacun de son côté. Personne ne s’entend sur la règle.

Ce doit être ça, les deux solitudes.

Décembre sur son 31

En France, être sur son 31, c’est l’équivalent de l’expression québécoise être sur son 36, soit d’être habillé pour de grandes occasions.

Une fois que l’on sait ça, on peut se demander : qu’est-ce que représentent ces nombres, et pourquoi y a t-il une différence de cinq entre les deux?

En fait, apparemment, personne des deux côtés de l’Atlantique ne peut affirmer avec certitude d’où viennent ces expressions qui, malgré leur sens identique, aurait deux origines complètement différentes!

D’un côté, le trente-et-un réfèrerait au 31 du mois (et particulièrement du 31 décembre) ou la déformation du mot trentain (sorte de drap luxueux). De l’autre, 36 serait le produit de quatre fois neuf, ou neuf ferait référence à ce qui est nouveau, récent. D’autres théories existent.

Chose certaine, en fouillant un peu sur Internet, ce que l’on constate avec certitude, c’est l’arrogance des Français qui croient que c’est leur expression qui est la bonne!

Dommage que l’esprit des fêtes me hante encore aujourd’hui. J’aurais bien aimé écrire un nouveau sens pour amener la paix entre les peuples.

À l’année prochaine!