Encore un…

Déjà 19h35. Le temps file… Vite! Publions au moins quelque chose avant que tout le monde dorme!

Il y a de ces soirs où on a juste envie de laisser défiler les mots au bout de la ligne, comme ce soir.

Avouons que c’est une drôle d’idée, quand même, de se donner comme défi d’écrire chaque jour, même quand la tête est juste incapable de produire de l’originalité. Juste des phrases ordinaires, comme celles-ci.

Il m’est arrivé, et je pense que j’en ai déjà parlé, que j’aie trouvé de l’inspiration en écrivant, exactement comme l’appétit peut venir en mangeant, et comme devenir forgeron arrive en forgeant. J’espérais vivement que ce genre de parallèle survienne : voilà, je suis exaucé d’un même paragraphe.

Mieux, je vais faire comme d’une pierre deux coups : je vais faire d’une phrase deux sens. Où? Comment? Pourquoi? Je l’ignore encore.

En fait, j’avais écrit un message au sujet de cette expression. Je l’avais trafiquée pour lui donner un autre sens. Je vais donc, soit le faire de nouveau, soit le faire antérieurement. Après le futur antérieur, je dévoile le passé postérieur. Drôle de nom, quand même.

Petite leçon de français que je viens tous juste de suivre : postérieur quand on parle du temps, c’est après quelque chose (ce qui suit); quand on parle de l’espace, c’est derrière… (o_O)

Bref, ce qui vient après, c’est ce qui s’est déjà derrière. Peut-être faut-il le prendre avec un brin de philosophie…

Déjà 20h09. Ah mince! Mes 34 minutes sont écoulées.

Pourquoi trente-quatre? Parce que j’ai décidé d’arrêter maintenant. Voilà.

Un président, ça trompe, se trompe…

En conférence de presse :

  • Monsieur le Président, la pollution atmosphérique a grandement augmenté depuis que vous avez relancé l’industrie du charbon. Qu’allez-vous faire pour la diminuer?
  • Vous voulez rire! Le niveau de pollution aux Etats-Unis n’est rien comparé à celui du Mexique. Vous savez, les Mexicains nous envoient plus d’air sale en un an que nous en produisons dans un seul État en un mois!
  • D’accord, nous allons vérifier cela, mais si vous augmentez la production de charbon, et que vous additionnez la pollution mexicaine, il y a inévitablement plus de pollution dans l’air, n’est-ce pas? Qu’allez-vous faire?
  • Nous le savons. C’est pourquoi nous avons décidé de surélever le mur qui sépare nos frontières à la hauteur du plus grand édifice de toute la surface des Etats-Unis. De cette façon, aucun Américain ne pourra respirer de l’air sale mexicain. Évidemment, ce sont les Mexicains qui paieront la facture. C’est leur air qui est sale!
  • N’empêche que l’industrie du charbon génère beaucoup de pollution…
  • Peut-être, mais aussi beaucoup d’emplois. C’est pourquoi cette relance était nécessaire pour redonner au pays sa grandeur.
  • Sauf que la pollution génère aussi des problèmes de santé. Qu’allez-vous faire pour aider les personnes vulnérables à l’air pollué?
  • Nous croyons que c’est à tous et chacun d’assainir leur propre air. Nous allons inciter les familles à se doter d’un purificateur d’air pour qu’ils puissent respirer de l’air propre à la maison.
  • Et qu’en est-il l’air qui est à l’extérieur?
  • Des purificateurs d’air portatifs seront bientôt disponibles sur le marché, vous savez.
  • Ne serait-il pas plus simple de fermer les usines de charbon?
  • Non, je vous le répète, l’industrie du charbon créé de bons emplois. Les familles auront alors de l’argent pour acheter des purificateurs d’air, peut-être même deux ou trois!
  • D’accord, mais les purificateurs d’air fonctionnent à l’électricité, et pour générer de l’électricité, ça prend des ressources, et vous, vous voulez produire de l’électricité avec du charbon. N’est-ce pas contradictoire?
  • Contradictoire? C’est quoi ce mot là?
À suivre…?

Impossible logiquement

Je pense à des situations où une phrase n’a pas de sens, car les sens des mots s’annulent.

Par exemple, peut-on penser voler quelque chose avec la permission de son propriétaire?

Imaginez la scène suivante :

Monsieur, est-ce que je pourrais vous voler votre portefeuille, s’il vous plait?

C’est impossible! Voler, c’est prendre sans l’autorisation! C’est exactement la même chose que violer avec consentement. Ça va pas ensemble!

C’est un peu comme tuer un cadavre. Mouiller de l’eau! Brûler du feu!

Je cherche le nom de ce type de phrase. Je trouverai un jour.

Je suis juste pressé d’écrire.

Trente (30)

Aujourd’hui, j’ai envie de parler du sens qu’on accorde à un nombre.

J’ai pensé au nombre 30, en me rendant compte qu’il est souvent associé à l’atteinte d’un seuil ou la fin d’un cycle, ou simplement la fin tout court.

Observez bien :

  • En journalisme et en relations publiques, l’expression – 30 – est utilisée pour indiquer que le texte d’un communiqué se termine
  • En statistiques, le nombre nécessaire (minimum) pour obtenir un échantillon représentatif est 30. Un fois ce seuil atteint, la collecte de données peut s’arrêter tout en restant crédible.
  • Plusieurs mois de l’année se terminent au bout de 30 jours.
Nous pourrions aller plus loin la logique de cette symbolique de fin, en disant que :
  • C’est à partir de 30 ans qu’on peut songer à dire Je n’ai plus 20 ans. Est-ce la fin d’une belle époque?
  • Jésus-Christ serait possiblement mort à 30 ans. Rien de plus final que la mort! D’ailleurs, si je me fie à ce qui est écrit sur Wikipédia (je pourrais vérifier, mais je suis paresseux), c’est pour 30 pièces d’argent que Judas l’aurait amené à ses bourreaux. Voilà deux preuves que le nombre 30 mène à la fin des choses!
  • D’ailleurs, la Guerre de Trente Ans s’est terminée au bout de 30 ans!
Vraiment, quand je pense à trente, je pense à complet, fini.

Allez, prenez 30 secondes pour y réfléchir…