Ceci est le 94e message.

J’avais pas beaucoup d’inspiration, alors il fallait bien trouver un prétexte pour écrire. Au moins, là vous savez que j’ai du millage.

En passant… ben oui! On dit (et écrit) bel et bien millage! Robert l’approuve, tout comme l’approuvera aussi votre correcteur automatique. Essayez pour voir.

Je vous le confirme : c’est bien le millage qui vient du mot mille, comme l’unité de mesure utilisée en Amérique du Nord; celui qui est calqué sur kilométrage. C’est tout à fait français. En tous cas, au Canada français, n’est-ce pas Robert?

Ce qui est drôle, c’est qu’écrit de cette façon, on aurait peut-être tendance à prononcer les deux L comme dans pillage

En tous cas, j’ai finalement trouvé un sujet par la bande. (Yé!) C’est toujours comme ça. Ok : presque toujours.

Et j’écris : Hé!

CECI EST UNE EXPÉRIMENTATION, ET JE M’EXCUSE D’AVANCE POUR LES FAUTES QUI POURRAIENT SE GLISSER DANS CE TEXTE. BON. VOUS L’AUREZ PEUT-ÊTRE COMPRIS, L’IDÉE, C’EST DE VOIR S’IL EST POSSIBLE DE PRODUIRE LE MÊME EFFET LORSQUE DES MINUSCULES SONT AJOUTÉES À UN TEXTE COMPLÈTEMENT EN MAJUSCULES, C’EST-À-DIRE D’ATTIRER L’ATTENTION VU LEUR FORME TOUT À FAIT DIFFÉRENTE. VOICI LE MOT EN QUESTION : anticonstitutionnellement. EST-CE QUE ÇA A FONCTIONNÉ? L’AVIEZ-VOUS REMARQUÉ AVANT DE LIRE TOUT CE TEXTE? EN TOUS CAS, C’EST FAIT. EN PASSANT, ON DIT QU’ÉCRIRE EN MAJUSCULE EST L’ÉQUIVALENT DE CRIER. ÇA DOIT SÛREMENT VOUS SONNER LES TYMPANS DES YEUX À FORCE DE RECEVOIR TOUT CE CRIAGE DE MOTS, SURTOUT DANS UN SI LONG PARAGRAPHE. JE M’EN EXCUSE SI C’EST LE CAS, MAIS L’INTENTION ÉTAIT TOUTE AUTRE. COMME JE LE DISAIS, CECI EST UNE EXPÉRIMENTATION. PAS UN RAL-LE-BOL DU LUNDI.

Je me parle

C’est quand même drôle qu’on dise Je me parle tout seul pour expliquer que l’on verbalise à haute voix quelque chose qui ne concerne que soi-même.

En réalité, on se parle très souvent à soi-même… dans notre tête! C’est notre fameuse petite voix. Pourtant, l’expression Je me parle s’applique uniquement quand c’est quelqu’un d’autre qui peut l’entendre. Étrange, non?

Or, c’est rarement pour se parler à soi-même que l’on dit tout haut ce qui nous passe par la tête. Normalement, on n’engage pas de réel dialogue avec soi. Pas vrai?

Imaginons ce type de dialogue que l’on aurait avec soi-même :

– Où ai-je mis mon portefeuille?
– Voyons… c’était quand la dernière fois que je l’ai utilisé?
– Hum… Bof. Je ne m’en souviens plus.
– Bon, il y a surement un endroit où je l’ai mis…
– Peut-être qu’il est dans l’entrée?
– Non, il n’est pas là.
– Dans l’armoire?
– Non plus.
– Zut! J’aurais bien cru qu’il était à l’un de ces deux endroits!
– Bon, réfléchissons…
– Est-ce que je l’ai oublié au restaurant?
– Non. Je me rappelle. C’est sûr que je l’avais avec moi.
– Voyons, voyons…
– Ah, c’est bête! Mais où il est!?
– J’aurais donc dû le mettre sur ma table de chevet, comme je m’étais dit l’autre jour!
– Mais à quoi j’ai pensé?
– C’est vraiment idiot ce genre d’incident.
C’est vrai, n’est-ce pas? (Bon, d’accord, c’est plutôt un monologue qu’un dialogue, mais on s’entend quand même.) Tout cela peut très bien se passer dans notre tête, mais qui va réellement tout dire tout haut, chaque phrase de ce dialogue? Pas besoin. Il y a notre petite voix qui joue ce rôle-là.

Je suis pourtant convaincu que le simple fait de jouer le rôle de sa petite voix, une fois de temps en temps, en lui prêtant notre bouche pour que nos propres oreilles l’entendent, aide sans doute plusieurs personnes à se concentrer sur ce qu’elles doivent faire. En effet, cette action permet au cerveau d’être plus attentif à l’information importante, notamment lorsque notre esprit est occupé par mille autres choses, incluant les différentes sortes de bruits et autres distractions dans l’environnement. Voilà, c’est tout!

Il y a donc une différence entre se parler à soi-même et dire tout haut certaines choses qui nous aident à organiser nos idées.

Faudrait-il alors changer l’expression? Plutôt que dire Je me parle, il serait peut-être plus juste de dire Je réfléchis à haute voix ou J’essaie de me concentrer. Voilà qui est plus clair, non?

Qu’en pensez-vous?

Parlez plus fort, je n’ai rien entendu.

Chabot

C’est le nom d’une rue à Montréal, et un nom de famille bien connu.

Mais comment prononce t-on ce nom?

Dans les autobus de la STM, la voix qui annonce les arrêts prononce le nom de la rue sans le T, alors dans le nom d’une entreprise québécoise bien connue qui commence par Raymond, on prononce le T.

Les deux prononciations seraient donc acceptées?

Puisque je n’ai pas la réponse, et que je n’ai pas envie de chercher du sens là-dedans, je vais tenter de faire une blague subtile pour détourner votre attention.

Dit-on :

  • Chat Botte ou
  • Chat Beau?
Je l’ignore, mais un chat laid, ça s’écrit aussi avec un T à la fin, et ce T-là, on ne le prononce pas non plus.
(Il est tard, un vendredi soir…)

Il faut qu’on splite…

Quand on fait le grand écart, en bon québécois, on dit qu’on fait la split. De toute évidence, split, c’est féminin, n’est-ce pas?

Pas sûr.

Quand on mange une banane royale (c’est son nom francisé!), on dit qu’on mange un banana split. Alors, split, c’est masculin. Non?

Deux usages de genre, chacun de son côté. Personne ne s’entend sur la règle.

Ce doit être ça, les deux solitudes.