Gober de la goberge

Comme beaucoup d’entre vous, j’achète du poisson à panure, pour accompagner des frites, et peut-être quelques légumes au rayon des surgelés. Vous savez peut-être que la plupart du temps, le type de poisson que l’on retrouve entre deux strates de friture, c’est de la goberge…

…ou dit-on plutôt du goberge? Hum…

Après avoir été propulsé en bas de ma chaise — et avoir vivement contesté — que Halloween était féminin, je me suis demandé si le mot goberge, lui, était bien féminin. Ce doute m’a poussé à consulter mon ami Robert Larousse.

Ce que j’ai découvert a donné naissance à un gros point d’exclamation rempli de points d’interrogation dans un nuage dessiné par Alain Promptu au-dessus de ma tête.

Tenez-vous bien : goberge, ce n’est ni masculin, ni féminin. En fait, le mot goberge n’existe pas!

Enfin, oui, il existe, mais pas comme nom. Il existe lorsqu’il est accordé au verbe goberger. Vous voulez savoir ce que ça veut dire, goberger? Bon, ok, je vais vous le dire.

D’abord, vous devez savoir qu’il faut dire se goberger. Ça veut dire prendre ses aises, bien se traiter, faire bombance (merci Robert). C’est, en quelque sorte, abuser une peu de ce qui est permis. C’est ce que j’en déduis, du moins. Ce terme vient certainement du verbe gober, soit avaler tout rond, sans se donner la peine de déguster. C’est la définition que je lui donne, en tous cas.

Mais ce n’est pas ça, qui nous préoccupe. Ce qui nous préoccupe, c’est… mais pourquoi diable goberge n’est-il pas dans le dictionnaire, donc?

Encore un coup des Français! me dis-je.

Eh bien oui. Le mot goberge comme nom de poisson est utilisé au Canada seulement. Normal que Robert l’ignore. (Quel snobisme de sa part.) En France, on appelle ça colin ou lieu noir. Ou encore poisson charbon, mais ça, c’est juste une hypothèse.

Il faut comprendre que ce poisson a une foule de noms. Et puisque c’est un poisson qui est utilisé pour simuler du crabe, on pourrait le voir comme un poisson ayant plusieurs identités. Avec un nom tel que lieu noir, on comprend qu’il vit dans l’ombre. Pas de doute : c’est un poisson espion!

En passant, tant qu’à être sur le sujet, le mot lieu — comme dans le nom du poisson, contrairement à lieu — comme une portion d’espace, s’écrit avec un s au pluriel (des lieus). Attention aussi de ne pas confondre le concepts de lieux, lieus et lieues, la dernière (parce que lieue, c’est féminin; pour une fois que c’est évident) signifiant une unité de mesure (environ 4 km, dit Robert).

Oui, c’est bien le lieue utilisé dans le roman de Jules Verne, parce que non, il n’y avait pas 20 000 goberges sous les mers. Il y en avait bien plus. Elles sont juste passées incognito.

Nouveau mot : hayelah

Hayelah [ajela]: interjection de soulagement, que l’on dit généralement d’un seul souffle lorsque l’on trouve un objet que l’on avait perdu. Exemple : Où est mon portefeuille? Hayelah! Aussi utilisé pour nommer l’objet en question lorsque la réponse est instantanée : Où est mon… hayelah! Note : malgré l’usage du point d’exclamation à l’écrit, cette interjection se dit généralement en descendant le ton à l’oral. Quasi-synonymes : ouf, hiiiish, iiiiiii, oh yes.

Attention aux accords grammaticaux particuliers : Féminin : Haéllah. Pluriel : Hasonlah.

Oui, c’est inspiré de…

Halloween, c’est féminin. (ouch!)

Excusez-moi d’être hors saison. La fête d’Halloween est bien loin derrière, et la St-Valentin m’en veut furieusement de lui faire ombrage, mais… je viens de le découvrir, et quand j’ai su ça, j’ai été choqué.

Sans doute comme vous, j’ai toujours cru que Halloween, c’était masculin. Quand je voyais des annonces publicitaires sur lesquelles on pouvait lire Joyeuse Halloween, je criais au scandale : faute! En tous cas, j’imaginais que c’était une erreur de débutant : Joyeux Halloween se prononce de la même façon, alors je me disais que les gens écrivaient au son sans se douter que c’était mal écrit.

Mais non.

Halloween, c’est bel et bien féminin. Robert Larousse me l’a appris tout à l’heure. (Demandez-lui. Vous verrez.)

Tout un choc, hein?

Intuitivement, on dirait : As-tu passé un bel Halloween? Non? Suis-le seul à trouver ça étrange de le lire autrement? Je crois que j’aurai(s) bien du mal à m’habituer à dire une Halloween. C’est juste laid.

Bon, ce doit être encore la faute des Français (les mots dits, ce sont eux).

Les Français ne fêtent même pas l’Halloween, et ce sont eux qui ont décidé, non seulement de le genrer féminin (je viens de découvrir spontanément le verbe genrer, que Robert ne connaît même pas), mais ils ont aussi décidé de ne pas lui attribuer d’article (on fêterait donc Halloween et non l’Halloween, un peu comme on fête Noël et non la Noël, finalement… sauf que Noël, c’est pourtant masculin! Ironique, quand même.).

Voyons! C’est ridicule! C’est ici en Amérique du Nord que l’on fête Halloween… euh… je veux dire l’Halloween! C’est quoi cette histoire? Ce sont ceux qui participent activement à la fête qui devraient décider du comment que l’on appelle cela, non?

Alors, je prends position : Halloween, c’est masculin, point. Je vais liquid-paperiser Robert et Larousse afin qu’ils le retiennent pour toujours.

Bien sûr, au contraire, la St-Valentin, c’est féminin. Même si Valentin, c’est un nom de gars… comme Patrick dans la St-Patrick, Jean-Baptiste dans la St-Jean-Baptiste, etc. Est-ce à cause de la fête de…? Non! On dit la fête de Noël, mais c’est quand même masculin!

Alors pas de chicane. Tranchons pour ceux qui fêtent, et les esprits seront bien gardés.

Excusez-la.

Spontanons!

Quelqu’un m’a dit que spontaner était un verbe, alors je suppose que c’est vrai. La preuve, c’est que son participe passé existe : spontané!

Je vais l’adopter officiellement sur ce blogue en hommage à la personne qui l’a découvert (parce que les mots se découvrent, et souvent très spontanément, justement).

Et voici en bonus une petite pensée du jour à propos du thème de la spontanéité, car pour écrire un blogue, il en faut :

Dans le mot spontanéité, il y a le mot pont. L’aviez-vous remarqué?

Faites le lien que vous voulez, mais faites-le.

Il y en a un, c’est sûr.

Par exemple, si on enlève le mot pont, spontanéité devient sanéité, un autre mot que nous venons de découvrir ensemble. La sanéité, c’est le caractère de ce qui est sané, que l’on retrouve dans le verbe saner. J’imagine déjà que le sens de ces mots renvoient à l’inverse de la spontanéité.

Vous voyez, quand on sanne (parce que ça s’écrit avec deux N lorsqu’il est accordé au présent, je viens de le découvrir avec vous) ou quand on est sanné, on est triste, ennuyé, usé par la routine. On reste dans ses habitudes plates et on se morfond, quoi.

Bref, pour être spontané, il faut qu’il y ait un pont! Peut-être une sorte de lien avec les autres, genre. C’est une théorie.

Une soupe au lait, s’il vous plait !

Avez-vous remarqué que, si on enlève le « au » dans soupe au lait, on entend presque le s’il vous plait, prononcé rapidement à la québécoise?

Voici comment je pourrais présenter la chose, pour ce que soit plus clair :

1. Prenez de la soupe au lait.
2. Retirez l’e au.
3. Vous obtenez s’ou’plait.

La fatigue

Ce qui est cool avec un blogue à peu près sans restriction comme celui-ci, c’est que je peux parler d’à peu près n’importe quel sujet; il me suffit d’écrire ce qui me sort de la tête à l’instant même, et dès que c’est publié, ma mission du jour est accomplie.

La beauté de la chose, c’est que je peux improviser d’un rien.

D’une certaine manière, c’est comme une sorte de match d’improvisation, mais à l’écrit. Sauf qu’il n’y a qu’un seul joueur (moi). Il n’y a pas d’arbitre non plus. Pas de foule (bon, d’accord, vous êtes là, mais vous n’y êtes pas en personne… et moi non plus pour vous, d’ailleurs!). Il n’y a pas, non plus, de pointage… pas même de place pour j’aimer!

En fait, il n’y a aucun match du tout. Ni coin droit, ni coin gauche. Aucun carton, aucune couleur. Rien de mixte ou à comparer. Juste des mots dans une case.

La fatigue, donc. Pourquoi un tel titre pour un message? C’est sûrement parce que, comme un peu tout le monde, je suis fatigué de la semaine qui vient de se terminer. Considérant ceci, je me permets un peu de latitude (et pas pour autant de lassitude) dans le choix de mes sujets. D’ailleurs, je sais que vous me lirez peut-être plus tard qu’un vendredi soir. Peut-être que vous passerez tout droit aussi.

En tous cas, c’était mon petit mot de fin de semaine. Je vous en souhaite une bonne! À lundi!

Grosse Douceur

Comment la décrire? Un espèce de Barbapapa violet avec des jambes (!) et en peluche. Bref, un espèce de gentil monstre qui représente… rien. Ou peut-être la gloutonnerie (mon interprétation), d’où le nom grosse douceur. Ou un espèce de popsicle au raisin en forme de cône arrondi, mais en peluche. Douceur, c’est dans le sens de sucré, on s’entend.

Expliquez-moi pourquoi je pense à une boisson gazeuse quand j’entends ce nom-là? Ce devait être subliminal.

Non mais, sérieusement, là.

Publié, non diffusé.

Oui, j’ai écrit hier, et j’ai même mis le tout en ligne. Je n’en ai juste pas parlé à mon réseau.

J’ai vu qu’il y a quand même eu des visites (des abonnés?). C’est gentil de passer.

C’est un texte politique, que j’aurais aimé retravailler. Dans ma tête, c’est encore un brouillon, peut-être même un brainstorming. Je pourrais le changer entièrement. Je voulais juste me donner la peine de l’écrire plutôt que garder mes idées pour moi. Ce n’est pas nécessairement de bonnes idées. C’était juste un exercice de réflexion… et d’écriture.

Merci de cliquer sur le lien de l’article (le message) si vous souhaitez le lire. Comme ça je pourrai voir que vous êtes venus.