L’arbre aux naissances

Certains croient que l’Homme descend du singe. Moi, je crois plutôt qu’il descend de l’arbre.

Assez, Adam! Descend de là, je te dis! Viens manger, là…

Non, sérieusement! Regardez nos bras, nos mains, nos doigts : ce sont nos branches! Ce sont les branches que nous portions autrefois. Ce sont nos vielles branches.

Regardez nos pieds et nos orteils : voilà des racines qui se sont libérées du sol fertile!

Voilà sans doute ce qui explique que nous aimions tant marcher pieds nus dans le gazon, dans le sable et dans la bouette. Un réconfort instantané, issu de notre vie végétale d’antan.

Regardez l’homme : c’est un érable! Il a déjà le petit chalumeau pour faire couler la sève.

Regardez la femme : un orifice assez grand peut y faire entrer un petit moineau courageux. C’est exactement là que l’œuf trouvera son nid, au milieu des brindilles. C’est magnifique!

Regardez nos cheveux : ce sont nos feuilles. Encore aujourd’hui, certains changent de couleur selon la saison.

Pour terminer ce joli poème qui n’en n’est pas un, si vous pensez un jour à retrouver vos racines, dites-vous qu’elles ne sont pas très loin, et tenez-les en estime! Elles vous arrivent à la cheville, toujours prêtes, à porter des pieds!

Le pogo

Vous connaissez sans doute déjà le pogo… qui a déjà une tonne de sens, si je me fie à Wikipédia.

Saviez-vous que le pogo qui se mange (oui, je parle de la saucisse recouverte de pâte sur un bâton) tire ses origines d’un jeu purement inventé… au XIVe siècle?

Il y avait bien sûr de grandes différences. À l’époque, le petit bâton de bois n’existait pas. En fait, même le bois n’existait pas (!), alors on utilisait des bâtons en métal, comme des épées longues et minces (probablement des mousquets… sauf que ceux-ci ont été inventés au XVIIIe, alors ça marche pas pantoute mon histoire… Grr.). Toujours est-il que ces épées sont éventuellement devenues de simples broches en métal, pour finir comme des espèces de bâtons de popsicle taillés à la main, mais faits sur le long pour rester fidèle à la forme d’origine.

Le jeu consistait à prendre son bâton en métal et d’embrocher le plus d’œufs de dragon possible, qu’ils devaient trouver un peu partout dans la forêt, pour éventuellement les enrober dans de la cire d’abeille, les faire cuire, puis les manger. C’était un peu comme une chasse aux œufs de Pâques, mais en plus médiéval, et avec de vrais œufs de dragon. En plus, ça vous procurait une excellente source de gras de dragon et de cire d’abeille.

Or, puisque les dragons n’existaient pas (ou en tous cas, ils sont vites disparus parce que l’on mangeait les œufs, justement… ou bien ils étaient juste rares — les historiens ne s’entendent pas à ce sujet), on a pensé à chasser les démons, les gnomes et les farfadets. Malheureusement, là encore, on n’a pas eu énormément de succès.

Lassés de leur jeu impossible, les concepteurs ont décidé de remplacer les œufs de dragon par des saucisses, qu’on enrobe de pâte frite… et de juste les manger, finalement. Ils se sont consolé d’avoir inventé au moins quelque chose de mangeable. Merci à eux! (Bof.)

(D’ailleurs, je me demande ce que ça goûtait, un œuf de dragon…)

Vous l’aurez quand même compris, ces gens-là avaient quand même beaucoup de vision! Plusieurs siècles plus tard, on inventa le jeu de PokémonGo. C’est exactement le même jeu, sauf qu’au lieu de chasser des œufs de dragon, des démons ou autres créatures imaginaires, on chasse de vrais petits monstres qui sont censés rentrer dans une poche, comme un téléphone. La broche de métal est justement devenue une antenne reliée à un téléphone, elle-même reliée à une autre antenne où voyagent ces pures inventions modernes.

Mais attention! Voyez jusqu’où est allée leur vision : PoGo, c’est tout vraisemblablement l’abréviation de PokémonGo!

Incroyable mais vrai (parce que c’est mon blogue), ils ont raccourci le nom du jeu avant même qu’il existe!