Tranche de vie d’un grille-pain

Toute une vie à rester muet, c’est long. J’envie encore le haut-parleur qui peut, lui, émettre des sons ; des sons allant du bruissement du ruisseau à la gueulade d’une musique au métal hurlant. Même si le haut-parleur ne dit pas ce qu’il pense… s’il pense. Comment pourrais-je le savoir? Il ne s’est jamais adressé à moi.

Au moins, je ne suis pas une chaise. De longues minutes, sinon des heures, à retenir le derrière de Monsieur ou Madame X ou Y. La pression doit être intenable. Il faut croire que la chaise réussit assez bien à soutenir tout ce monde, jusqu’à ce qu’elle se démode ou qu’elle casse. Mais ressent-elle de la douleur lorsqu’elle craque ou qu’elle casse? Allez savoir…

Au moins, je ne suis pas non plus une boîte à lunch. Son rôle dans l’univers se résume à transporter le pain que j’ai grillé et qu’on a transformé en sandwich. Ça, et peut-être un jus ou un fruit. Je ne voudrais pas être une tranche de pain. Même si je lui permet de se faire dorer, sa vie est éphémère. Il finira englouti dans un estomac ou jeté à la poubelle par des gens qui avaient mal calculé l’appétit du destinataire. Misère. Non, la vie de boîte à lunch est trop cruelle et ordinaire.

– Pourquoi parles-tu de moi ainsi, grille-pain?
– Hein? Quoi? Qui parle?
– Devine! Celle qui a une vie ordinaire à tes yeux, j’imagine?
– Boîte à lunch? Impossible. Tu ne parles pas.
– Pas plus que toi, jusqu’à maintenant. Et tu m’entends?

Ce doit être mon imagination. Ou j’entends des voix. J’entends, moi? Depuis quand au juste?

– Depuis au moins cinq minutes. Je t’écoute te plaindre… C’est navrant.
– Tu… tu m’entends même penser?
– Ça a bien l’air, oui.
– Mais que nous arrive-t-il, à nous deux? Quelqu’un d’autre entend ici?

J’ai compté 10 secondes. Dans ma tête. Une tête imaginaire, sans doute…

– On dirait bien que non, grille-pain.
– Non quoi?
– Personne d’autre n’entend. Et forcément tu dois avoir une tête pour compter dans ta tête.
– Je n’en suis pas si sûr. Quelqu’un qui compte dans sa tête, personne n’entend. Or, toi, tu lis dans mes pensées…
– Peu importe ces questions existentielles. Pourquoi ne pas parler de tes rêves plutôt que jalouser ou rabaisser tout ce qui existe dans la maison? Pourquoi ne pas apprécier ce que tu es et ce que tu fais dans la vie. Tu n’aimes pas ça, dorer des tranches? Les chauffer, les rendre croustillantes?
– Bof, tu sais…
– C’est bien ce que je pensais. Tu vois, moi, je rêve de transporter bien plus que des sandwiches.
– Tu rêves, toi? Tu veux transporter des soupes? Des plats surgelés?
– Mais non, idiot! Je parle de transporter des personnes!
– Des personnes, maintenant! Mais comment ferais-tu ça? Tu ne pourrais même pas transporter un bras, sauf la main qui te tiens chaque matin…
– Bravo pour la rime, mais si l’on ne rêve pas, on ne va nulle part.
– Alors tu rêves d’aller où?
– Partout dans le monde. À la vitesse du son.
– Tu veux être un avion?
– Hé! Comment fais-tu pour deviner?
– Je dois lire dans tes pensées, moi aussi. Ou juste un simple sens de la déduction…
– C’est réussi.
– C’est un bon choix.
– Quoi?
– L’idée d’un avion. Un avion a plusieurs belles qualités, dont celle de faire du bruit.
– … et de transporter des lunchs!
– Ouais. Même asseoir du monde…
– Tu te rends compte si nous étions un avion, nous serions très soudés ensemble.
– Ouais. À bien y penser, je pourrais m’arranger pour me faire recycler.
– Tu vois? Tu rêves enfin.

Objectif atteint!

Voilà! C’est fait.

Je suis allé au bout de mon engagement.

De quoi parle-je?

Vous avez raison de poser la question (bon, c’est vrai, c’est moi qui écris la question à votre place… en fait, même pas tel quel, parce que vous, vous auriez dit : De quoi parles-tu?… et en plus, moi j’imagine à votre place que vous vous le demandez vraiment, alors que je ne vous l’ai même pas demandé… et même si je vous l’avais demandé pour vrai, et qu’on imagine que ç’aurait été possible pour moi d’avoir votre réponse, celle-ci aurait été multiple, et ça aurait fait de la chicane… alors, non, c’est moi qui tranche : vous vous êtes posé cette question, point!)

Ouais! Alors… de quoi parle-je?

En fait, je n’en ai jamais parlé ici (enfin, je crois). J’ai plutôt eu cette conversation avec moi-même il y a une bonne couple de semaines (je sais que une couple c’est un anglicisme, mais j’adore cette manière de dire les choses).

Qu’est-ce que je me suis dit?

À force d’écrire, je me suis rendu compte qu’écrire chaque jour de la semaine était un exercice difficile. En effet, ça demandait non seulement de la discipline et de la ponctualité, mais aussi de l’indulgence, du lâcher prise, de la bienveillance et plein d’autres belles choses qui vont me revenir à un moment donné.

That’s the spirit : Laisser le texte aller, peu importe si c’est complet ou non, si c’est exact ou non. L’esprit d’écriture de ce blogue est de laisser aller l’esprit, en émettant le moins de jugement possible.

Voilà d’ailleurs l’un des aspects que j’avais envie de travailler en participant à cet exercice.

Correction : pas simplement en participant, mais en le menant à bout de bras!

Donc, cet exercice d’écrire chaque jour demande de l’énergie, et la tentation d’arrêter était toujours présente.

C’est lors d’une réunion du conseil d’administration de toutes les parties impliquées dans la rédaction de ce blogue (soit la tête, le cœur et les trippes) que j’ai adopté unanimement la résolution suivante :

Écrire chaque jour pour six mois.

Et nous voilà arrivés, en ce pluvieux vendredi 5 mai 2017 (d’ailleurs, petite parenthèse de numérologie : 05+05 = 10 ; 2+0+1+7 = 10… donnez-moi juste le temps de vérifier ce que donne l’addition des lettres que contient le mot vendredi, et je vous impressionne, c’est sûr!…)… donc en ce jour d’aujourd’hui, c’est exactement six mois suivant le premier message, le 5 novembre 2017 (et petite parenthèse de numérologie : 05+11 = 16!… 11-5 = 6!… 5+1+1 = 7!… 6+7 = 13! 13+16 = 29!… ah! pis, [bip!]…).

Je suis super content d’avoir relevé le défi!

Je veux me donner une grosse tape dans le dos!

Je me suis fait un gros plaisir! (Hum… c’est douteux comme formulation… mais je vais la conserver car ça peut faire drôle… je veux dire faire rire, parce que ça peut être drôle… peu importe, je la laisse telle quelle.)

Ce que je veux dire, c’est que j’ai eu du fun. Du plaisir. Du plaisir à écrire et de m’obliger à le faire. Chaque soir, comme un rendez-vous avec mon clavier et mon écran. Et du plaisir. Un trip à trois.

Il fallait quand même le trouver, le plaisir. Parfois, j’arrivais à reculons, en ne sachant pas trop quoi sortir de ma tête. Est-ce que ce sera bon? Est-ce que ce sera intelligent? Est-ce que ce sera drôle? Est-ce que ce sera vrai, authentique? Est-ce que ce sera… moi?

C’est toujours moi, on s’entend. Je ne copie-colle jamais. C’est toujours de mon cru.

Là où je veux en venir, c’est que l’écriture est un exercice difficile, qui se commande mal. Tôt ou tard, dans ce type d’exercice d’écriture quasi forcée, il arrive que le texte ne corresponde pas à nos attentes, à nos critères de qualité, et même presque à nos valeurs (à la limite, je dis).

C’est dur! Ça demande, comme je le disais, beaucoup d’indulgence envers soi, car ce n’est pas vrai que l’écriture sort constamment de nulle part. L’écriture est comme un animal que l’on apprivoise, que l’on apprend à dresser (peut-être), mais comme un animal, on ne contrôle pas tout le chemin où elle a envie d’aller. Certains jours, elle voudra aller le moins loin possible, alors que d’autres, elle vous tiendra en haleine pendant des heures (comme ce soir, je suppose).

On appelle ça l’inspiration. J’en ai beaucoup parlé de celle-là. Cette joueuse de tour, qui se cache un peu partout. Vous l’imaginez bien, comme un animal?

L’écriture, le texte, c’est aussi comme un plat de cafétéria. Un jour, il peut être excellent, et vous en entendrez parler pendant des jours, alors qu’un autre, le texte sera fade, sans valoir le détour.

Et la crainte de l’écrivain en devenir que je suis (ouais, je suppose que j’ai un certain avenir là-dedans, comme un certain présent aussi), c’est que, comme un chef, notre plat du jour déçoive, et que les clients (disons, les visiteurs, les lecteurs…), comme ceux qui étaient habitués à des textes de qualité, s’en lassent et ne reviennent plus.

Une obsession, je vous dis.

En même temps, cet exercice est un bon moyen d’exercer l’indulgence.

Parlant d’indulgence, je vais faire une grosse exception ce soir, parce que ça fait pas mal de minutes que j’écris, et que je n’ai pas souper, et que j’ai une grosse journée demain : je vais publier ce soir (vendredi), et je vais continuer d’écrire demain (samedi).

Vous me suivez?

En fait, j’ai déjà fait quelque chose de semblable sur deux jours dans un même article. La différence, c’est qu’ici je vais simplement modifier un texte déjà publié.

Ainsi, le texte publié vendredi se termine avec ce paragraphe. Si vous lisez vendredi, il y a une ligne au prochain paragraphe. Celle-ci sera effacée ou remplacée, et du texte (beaucoup de texte) sera ajouté samedi (… ou peut-être après, un autre jour… c’est la fin de semaine pour tout le monde, après tout… Indulgence pour tous!!!)… parce que j’en aurai beaucoup à dire sur mon expérience. Pour l’instant, l’heure est à la fierté! 🙂

***

Si vous lisez ceci, c’est que nous sommes passés vendredi (le jour où j’ai publié… vous suivez?), car j’ai remplacé la ligne de texte que j’avais écrite hier (vendredi).

Nous sommes samedi soir (je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis samedi soir au moment d’écrire ceci), et je n’ai pas pu écrire beaucoup de texte. Dommage, mais ce n’est pas grave, car je l’ai dit : mon objectif est atteint! Désormais, je n’ai plus l’obligation d’écrire; juste le goût devrait suffire.

Plus de détails suivront, peut-être ici (probablement ici, en fait, car le message n’est pas terminé). C’est un rendez-vous… quelque part… à un moment donné! Bye!

Encore un…

Déjà 19h35. Le temps file… Vite! Publions au moins quelque chose avant que tout le monde dorme!

Il y a de ces soirs où on a juste envie de laisser défiler les mots au bout de la ligne, comme ce soir.

Avouons que c’est une drôle d’idée, quand même, de se donner comme défi d’écrire chaque jour, même quand la tête est juste incapable de produire de l’originalité. Juste des phrases ordinaires, comme celles-ci.

Il m’est arrivé, et je pense que j’en ai déjà parlé, que j’aie trouvé de l’inspiration en écrivant, exactement comme l’appétit peut venir en mangeant, et comme devenir forgeron arrive en forgeant. J’espérais vivement que ce genre de parallèle survienne : voilà, je suis exaucé d’un même paragraphe.

Mieux, je vais faire comme d’une pierre deux coups : je vais faire d’une phrase deux sens. Où? Comment? Pourquoi? Je l’ignore encore.

En fait, j’avais écrit un message au sujet de cette expression. Je l’avais trafiquée pour lui donner un autre sens. Je vais donc, soit le faire de nouveau, soit le faire antérieurement. Après le futur antérieur, je dévoile le passé postérieur. Drôle de nom, quand même.

Petite leçon de français que je viens tous juste de suivre : postérieur quand on parle du temps, c’est après quelque chose (ce qui suit); quand on parle de l’espace, c’est derrière… (o_O)

Bref, ce qui vient après, c’est ce qui s’est déjà derrière. Peut-être faut-il le prendre avec un brin de philosophie…

Déjà 20h09. Ah mince! Mes 34 minutes sont écoulées.

Pourquoi trente-quatre? Parce que j’ai décidé d’arrêter maintenant. Voilà.

Retrouver le temps qui pète

Ouf! Déjà quatre jours sans écrire sur ce blogue!

J’ai presque honte de dire que ça a fait du bien. En ce moment même, je suis caché en dessous de mon clavier, et j’écris à l’aveuglette, tellement j’ai peur de me faire regarder de travers. Voyez comme je suis excellent pour taper sans regarder.

Non. En fait, je n’ai pas de honte, pour être honnête. Je me suis reposé! C’est une bonne chose, ça. Hein! Vous êtes d’accord, j’en suis sûr. Sinon vous êtes inhumain. C’est le règlement qui dit ça.

Aujourd’hui, en cette magnifique journée de soleil qui joue au yoyo, j’avais simplement envie de faire un retour sur le congé. Malheureusement comme vous, je ne pourrai pas y retourner, au congé.

Heureusement quand même. Il faut bien s’amuser. Les mots me manquaient. Je m’en suis ennuyé pas possible. Je vais les envoyer jouer un peu quand il fera beau dans ma tête.

Comme vous pouvez le constater, ce texte est des plus ordinaires. Demain, il le sera encore plus, ou tout le contraire. Voyez comment je suis excellent pour prédire l’avenir.

C’est pas comme le temps qui se trompe, et pète.

La fatigue au clavier, c’est mortel.

Aujourd’hui, c’est le genre de journée en mode survie qui m’amène à prendre le clavier malgré l’appel du corps à refuser de coopérer avec la raison. (Est-ce vraiment ce que je voulais dire? Mes facultés sont trop affaiblies pour le décider.)

Survie, oui, après qu’une nuit un peu trop sadique (ou juste dans la lune!) ait oublié de me donner l’autorisation de partir au pays des rêves. Où étais-tu, marchand de sable?

J’ai la tête de la consistance d’un œuf Kinder Surprise, mais sans la surprise à l’intérieur. Bref, j’ai pas d’idée quoi écrire, et je sens que si ça chauffe trop fort, mon cerveau vais écrapoutir. Je me demande alors, lâchement : est-ce que je peux juste avoir un break?

Et puis, aussitôt demandu, aussitôt auto-répondu : hé! mais c’est Pâques bientôt, alors courage!

Tout ça pour dire que j’ai pris une grosse décision que vous allez tous approuver (parce que vous n’avez pas le choix, parce que c’est mon blogue, et que vous aimez tous profiter les longs week-ends, vous aussi) : je prends congé vendredi.

Ah, et puis, tiens, lundi aussi.

Oui, je sais, on est encore juste mercredi, mais c’est au cas où j’aurai le texte du siècle demain! Pas d’idée ce soir, mais on ne sait jamais! Je travaille là-dessus.

Pas de promesse; c’est juste un souhait.

À demain!

L’énigme de la pouliche

Sur Wikipédia, on peut lire qu’une pouliche est une jeune jument de moins de 3 ans.

(…)

Oubliez ça. Je ne parlerai pas de l’animal qui existe pour vrai. Je ne parlerai pas du fait que la pouliche n’a rien en commun avec le pou ou la poule, ni me bidonner maladivement du fait que pouliche rime avec relish.

Non.

Quand je pense à pouliche, je ne peux m’empêcher de penser à… ben oui, c’est ça. Vous me faites revenir en enfance, à l’époque de Grosse Douceur et des Câlinours.

Il y avait le dessin animé. Puis il y avait les poupées… ben les pouliches, là. Les gugusses en plastique mou, teintés de couleurs pastels (ou dans cette palette-là), qu’on vendait à l’époque des bibelots schtroumpfs en résine, du jeu Simon, et de la calculatrice du prof hibou brun (en plastique dur, celui-là, attention!). Genre. En tous cas, mes repères d’historien sont approximatifs. Peu importe.

J’ai un souvenir d’être un petit gars de… je ne me souviens plus. Je me souviens que j’ai été petit gars, mais l’âge exact m’échappe. Bref, je me rappelle très bien d’une scène très troublante par rapport au jeu des pouliches.

Vous devez d’abord savoir que… bien oui, j’ai joué aux pouliches quand j’étais petit gars.

Mais c’est pas ça la scène troublante!!!

La scène qui me reviens, c’est qu’une fille s’en ait indignée (et surtout très moqueuse), me disant que les pouliches, c’est un jeu de filles!

Traumatisé (quasiment), je me suis quand même rappelé que lorsque je jouais à la guerre avec mes copains, on disait que la guerre, la guerre… Non! C’est pas ça. On disait que les filles, elles, ne devaient pas jouer à la guerre. Et pourtant, dans La Guerre des tuques, c’est tout le monde qui…

On avait quoi, 10 ans? (Non, probablement moins, mais peu importe.) La leçon à retenir, c’est que j’ai été petit gars. Et j’ai joué avec les pouliches. J’ai joué à la guerre aussi, mais attention, pas en même temps! Je savais distinguer ces deux univers, je vous assure.

C’est fou comment on ait pu nous conditionner, si jeunes, à des stéréotypes sexuels. Il y avait GI Joe, pour les gars, puis il y avait les pouliches. Les barbies, aussi, c’était un jeu de filles. Un gars qui jouait avec des barbies, c’était une anomalie dans le système.

Bref, en créant ce système, on a introduit la ségrégation ludique (ça sonne savant, hein?). Les jouets et les jeux se sont genrés, séparant les petits gars des petites filles. À cause de très lucrative industrie du jouet (parce que créer des jouets pour chaque sexe, ça fait vendre deux fois, hein?), tout ce qui était jeu mixte était devenu dépassé.

Que reste t-il de cette époque? J’ai l’impression qu’on a fait des efforts pour rendre les jeux moins typés, mais c’est peut-être parce que je ne joue plus avec les pouliches depuis longtemps (c’était mon unique point de repère!)… ou parce que les petites filles que je vois ont des jeux plus intéressants, et plus neutres.

Je n’ai pas fait de thèse de doctorat là-dessus, alors mon échantillon de sujets n’est sans doute pas représentatif.

En tous cas, à suivre… mais obligatoirement par quelqu’un d’autre. Moi, j’ai autre chose à faire. Comme écrire sur les prochains sujets qu’on m’a commandés. Il m’en reste deux!

Et, en passant, ne cherchez pas l’énigme : c’était juste un titre pour rendre le message plus intrigant. Je trouvais que le titre Parlons de sexe était un peu cliché… quoique tout-à-fait justifié, hein?

La fatigue

Ce qui est cool avec un blogue à peu près sans restriction comme celui-ci, c’est que je peux parler d’à peu près n’importe quel sujet; il me suffit d’écrire ce qui me sort de la tête à l’instant même, et dès que c’est publié, ma mission du jour est accomplie.

La beauté de la chose, c’est que je peux improviser d’un rien.

D’une certaine manière, c’est comme une sorte de match d’improvisation, mais à l’écrit. Sauf qu’il n’y a qu’un seul joueur (moi). Il n’y a pas d’arbitre non plus. Pas de foule (bon, d’accord, vous êtes là, mais vous n’y êtes pas en personne… et moi non plus pour vous, d’ailleurs!). Il n’y a pas, non plus, de pointage… pas même de place pour j’aimer!

En fait, il n’y a aucun match du tout. Ni coin droit, ni coin gauche. Aucun carton, aucune couleur. Rien de mixte ou à comparer. Juste des mots dans une case.

La fatigue, donc. Pourquoi un tel titre pour un message? C’est sûrement parce que, comme un peu tout le monde, je suis fatigué de la semaine qui vient de se terminer. Considérant ceci, je me permets un peu de latitude (et pas pour autant de lassitude) dans le choix de mes sujets. D’ailleurs, je sais que vous me lirez peut-être plus tard qu’un vendredi soir. Peut-être que vous passerez tout droit aussi.

En tous cas, c’était mon petit mot de fin de semaine. Je vous en souhaite une bonne! À lundi!

Publié, non diffusé.

Oui, j’ai écrit hier, et j’ai même mis le tout en ligne. Je n’en ai juste pas parlé à mon réseau.

J’ai vu qu’il y a quand même eu des visites (des abonnés?). C’est gentil de passer.

C’est un texte politique, que j’aurais aimé retravailler. Dans ma tête, c’est encore un brouillon, peut-être même un brainstorming. Je pourrais le changer entièrement. Je voulais juste me donner la peine de l’écrire plutôt que garder mes idées pour moi. Ce n’est pas nécessairement de bonnes idées. C’était juste un exercice de réflexion… et d’écriture.

Merci de cliquer sur le lien de l’article (le message) si vous souhaitez le lire. Comme ça je pourrai voir que vous êtes venus.