Regarde, cerveau

Regarde, cerveau
Regarde dehors!
Il fait nuit noire
Et moi, debout
Tout éveillé
Tout excité
Une p’tite pilule ingurgitée
Pour me calmer
T’en as pris note?
Tu l’as noté?

Au moins t’es prêt à m’en donner
Des vers surgissent
Au fond de toi
Ça, c’est bien toi
Ça, c’est bien moi
(C’est bon pour moi? / Pas bon pour moi?)
Un ouragan d’inspiration
Et un crayon
Comme du bonbon
Consolation
Pour ma raison

Yeux aux pupilles écarquillées
Les yeux pochés
Rouges ou rosés
Le mal de tête fait sa maison
Cogne pas trop fort
C’est une leçon

Courage, cerveau
Termine ce texte
Termine-le fort
Creuse un réflexe
La nuit, on dort
Mon cher cerveau
Mais toi, t’es pas de tout repos

Écrit à 3 h 45 du matin, le 18 octobre 2018.

 

Encore un…

Déjà 19h35. Le temps file… Vite! Publions au moins quelque chose avant que tout le monde dorme!

Il y a de ces soirs où on a juste envie de laisser défiler les mots au bout de la ligne, comme ce soir.

Avouons que c’est une drôle d’idée, quand même, de se donner comme défi d’écrire chaque jour, même quand la tête est juste incapable de produire de l’originalité. Juste des phrases ordinaires, comme celles-ci.

Il m’est arrivé, et je pense que j’en ai déjà parlé, que j’aie trouvé de l’inspiration en écrivant, exactement comme l’appétit peut venir en mangeant, et comme devenir forgeron arrive en forgeant. J’espérais vivement que ce genre de parallèle survienne : voilà, je suis exaucé d’un même paragraphe.

Mieux, je vais faire comme d’une pierre deux coups : je vais faire d’une phrase deux sens. Où? Comment? Pourquoi? Je l’ignore encore.

En fait, j’avais écrit un message au sujet de cette expression. Je l’avais trafiquée pour lui donner un autre sens. Je vais donc, soit le faire de nouveau, soit le faire antérieurement. Après le futur antérieur, je dévoile le passé postérieur. Drôle de nom, quand même.

Petite leçon de français que je viens tous juste de suivre : postérieur quand on parle du temps, c’est après quelque chose (ce qui suit); quand on parle de l’espace, c’est derrière… (o_O)

Bref, ce qui vient après, c’est ce qui s’est déjà derrière. Peut-être faut-il le prendre avec un brin de philosophie…

Déjà 20h09. Ah mince! Mes 34 minutes sont écoulées.

Pourquoi trente-quatre? Parce que j’ai décidé d’arrêter maintenant. Voilà.

Crédit d’impôt

Voilà. C’est ce qui est sorti spontanément de ma tête quand je me suis demandé sur quel sujet j’allais écrire ce soir. Avouez que c’est étrange que ça sorte de nulle part comme ça. Ce doit être le printemps.

J’essaie de trouver un jeu de mots à faire avec ça, et tout ce que j’arrive à faire, c’est lâcher en vrac un ensemble de mots avec aucun lien ensemble : crée dit daim peau. La peau du daim, ça crée, je te dis.

Quand même, je trouve qu’il fait beau dehors.

Spontanons!

Quelqu’un m’a dit que spontaner était un verbe, alors je suppose que c’est vrai. La preuve, c’est que son participe passé existe : spontané!

Je vais l’adopter officiellement sur ce blogue en hommage à la personne qui l’a découvert (parce que les mots se découvrent, et souvent très spontanément, justement).

Et voici en bonus une petite pensée du jour à propos du thème de la spontanéité, car pour écrire un blogue, il en faut :

Dans le mot spontanéité, il y a le mot pont. L’aviez-vous remarqué?

Faites le lien que vous voulez, mais faites-le.

Il y en a un, c’est sûr.

Par exemple, si on enlève le mot pont, spontanéité devient sanéité, un autre mot que nous venons de découvrir ensemble. La sanéité, c’est le caractère de ce qui est sané, que l’on retrouve dans le verbe saner. J’imagine déjà que le sens de ces mots renvoient à l’inverse de la spontanéité.

Vous voyez, quand on sanne (parce que ça s’écrit avec deux N lorsqu’il est accordé au présent, je viens de le découvrir avec vous) ou quand on est sanné, on est triste, ennuyé, usé par la routine. On reste dans ses habitudes plates et on se morfond, quoi.

Bref, pour être spontané, il faut qu’il y ait un pont! Peut-être une sorte de lien avec les autres, genre. C’est une théorie.