Ah, ces chiens…

On dit que le chien est le meilleur ami de l’homme.

C’est vrai?

Moi, je n’ai pas de chien. Par contre, j’ai un meilleur ami… ou plutôt une meilleure amie.

Et je peux vous assurer que ma meilleure amie n’a rien à voir avec un chien!

En voici toute la démonstration.

D’abord, un chien, vous devez régulièrement sortir avec, pour aller le promener.

Ma meilleure amie et moi, on ne sort pas ensemble. On est juste amis. De plus, je ne l’enverrai jamais promener, parce que c’est une amie, et une personne que je respecte. Je fais donc attention à ce que je lui dis.

Bon, d’accord, on sort à l’occasion, pour aller faire des trucs un peu partout, et boire un verre, peut-être.

Quand vous sortez avec votre chien, il vous fait des trucs, et… il fait définitivement tout le contraire de boire… un peu partout, aussi.

Ensuite, une différence évidente : un chien branle la queue quand il est content de vous voir.

Moi, bien que je sois content de voir mon amie (la plupart du temps), je me garde quand même une petite gêne. Parce que c’est juste mon amie, et je suis juste son ami.

Un chien, ça peut vous sauter dessus pour vous accueillir, et vous lécher le visage pour vous montrer qu’il vous apprécie.

Ma meilleure amie, elle aussi, se garde une petite gêne.

Le savoir en question

Hé! Tu parles d’une drôle d’expression : Je veux rien savoir!

Ça veut dire, sensiblement : C’est hors de question!

D’accord.

Sauf que, attention!

Vous voyez, l’opposé de ne rien savoir, vous êtes d’accord que c’est bien tout savoir. Oui ou non?

Ensuite, quelque chose qui est hors de quelque chose, c’est qu’elle n’est pas sur cette chose. Oui?

Donc, l’opposé de hors de question, c’est sur la question. On se suit toujours?

Alors logiquement, je veux tout savoir, ça voudrait dire : C’est sur la question!

…mais c’est pas ça. Parce que. Parce que c’est pas logique.
Ça s’appelle une langue. Une langue, c’est beau, mais c’est pas logique. Parce que.

Spontanons!

Quelqu’un m’a dit que spontaner était un verbe, alors je suppose que c’est vrai. La preuve, c’est que son participe passé existe : spontané!

Je vais l’adopter officiellement sur ce blogue en hommage à la personne qui l’a découvert (parce que les mots se découvrent, et souvent très spontanément, justement).

Et voici en bonus une petite pensée du jour à propos du thème de la spontanéité, car pour écrire un blogue, il en faut :

Dans le mot spontanéité, il y a le mot pont. L’aviez-vous remarqué?

Faites le lien que vous voulez, mais faites-le.

Il y en a un, c’est sûr.

Par exemple, si on enlève le mot pont, spontanéité devient sanéité, un autre mot que nous venons de découvrir ensemble. La sanéité, c’est le caractère de ce qui est sané, que l’on retrouve dans le verbe saner. J’imagine déjà que le sens de ces mots renvoient à l’inverse de la spontanéité.

Vous voyez, quand on sanne (parce que ça s’écrit avec deux N lorsqu’il est accordé au présent, je viens de le découvrir avec vous) ou quand on est sanné, on est triste, ennuyé, usé par la routine. On reste dans ses habitudes plates et on se morfond, quoi.

Bref, pour être spontané, il faut qu’il y ait un pont! Peut-être une sorte de lien avec les autres, genre. C’est une théorie.

Une soupe au lait, s’il vous plait !

Avez-vous remarqué que, si on enlève le « au » dans soupe au lait, on entend presque le s’il vous plait, prononcé rapidement à la québécoise?

Voici comment je pourrais présenter la chose, pour ce que soit plus clair :

1. Prenez de la soupe au lait.
2. Retirez l’e au.
3. Vous obtenez s’ou’plait.