Crédit d’impôt

Voilà. C’est ce qui est sorti spontanément de ma tête quand je me suis demandé sur quel sujet j’allais écrire ce soir. Avouez que c’est étrange que ça sorte de nulle part comme ça. Ce doit être le printemps.

J’essaie de trouver un jeu de mots à faire avec ça, et tout ce que j’arrive à faire, c’est lâcher en vrac un ensemble de mots avec aucun lien ensemble : crée dit daim peau. La peau du daim, ça crée, je te dis.

Quand même, je trouve qu’il fait beau dehors.

Écrire à tout prix

Écrire a tout pris. Même les mots ont été saisis.

Écrire a la touche pour taper sur le caractère.

C’est vrai qu’il applique tout à la lettre, by the book.

Et dans son livre à lui, je devais remettre à la page ce qui lui appartient.

Voyez le résultat : je suis sans mots!

Note linguistique : J’ai été incapable de déterminer avec certitude si le dernier mot doit s’écrire au singulier ou au pluriel. Il semble y avoir un débat sur son usage. Qui l’aura? Qui ne dit consent.

Face au changement

Ouf! Que j’ai trouvé le temps long à m’abstenir d’écrire pour deux longues journées! (En fait, je triche, même : j’écris plutôt ce message « ce soir » (qui est dimanche, au moment d’écrire ceci), qui sera « la veille » demain (soit lundi), qui est aujourd’hui pour vous… en tous cas, quand il sera publié! Mêlant, hein? Je fais exprès!) Pour ceux qui viennent de se joindre au blogue, j’ai décidé récemment d’arrêter d’écrire les samedis, alors que je prenais déjà congé les dimanches. Quel supplice!

Non mais, sans blague. Ne pas écrire pour si longtemps me semble insoutenable! Je n’aurais jamais pensé que l’écriture de ce blogue deviendrait comme une espèce de drogue. Écrire peut créer une dépendance. Maintenant, vous êtes prévenus.

Tiens, je vais tenter une nouvelle expérience : je vais séparer mon message en deux. J’enregistre le tout maintenant (dimanche soir), et je poursuivrai demain (lundi). On verra bien ce que ça donne. Peut-être que demain mon humeur aura changé? Le ton suivra t-il? C’est ce que vous découvrirez dans la prochaine partie de CE MESSAGE. (à suivre…)

Ouf! (deuxième partie). La journée a été longue! Je ne suis effectivement pas de même humeur que hier soir : je suis fatigué! J’ai quand même pensé à quelque chose pour être original : j’ai pensé à l’histoire du vilain petit canard. Puisque j’avais déjà intitulé mon message « Face au changement », je trouve que c’est d’autant plus approprié. 

Voici une tentative de blague. C’est l’histoire du vilain petit canard qui rentre dans une mare. Il regarde dans l’eau et tombe face à face avec son reflet. Il lui dit :

— Wow! Tu viens souvent ici? En tous cas, si jamais tu repasses dans le coin, Mon Dieu, fais-moi cygne!

Face au changement. Mare du coin-coin.

Hymne national revisité

Oka n’a da
Tes redonnons ail œufs
T’ont feront essaim
D’œuf leur ongle or y eux!

Carton brassé porc télé paye
Île cep orteil lac roi
Thon hisse-toi raie tu n’es pop et… heu
Déplu brie y’en zeste cul plu à!

État va l’heure
Deux fois tu rampez

Pu rotez je rat
Non foie y et zen ô dur ouah!

Pur ôtez jeu ras
Nom fou ayez ait nô du roua!

(Excusez-là.)

À point

Voici une nouvelle leçon de français au sens tout-à-fait démontrable (ou démontable, c’est selon).

Vous savez, quand on veut dire que quelque chose est prêt, on dit qu’il est à point, n’est-ce pas?

Or, le saviez-vous, avant d’atteindre ce statut de perfection, ladite chose peut franchir plusieurs étapes, avant de se terminer (tiens, un lien avec le message d’hier!).

Par exemple, quand une phrase est finie, elle se termine effectivement par un point, oui? (C’est vrai, n’est-ce pas?)

On peut dire que ce n’est que lorsqu’elle se termine par un point que la phrase est effectivement complète; elle est, en quelque sorte, parfaite. D’accord?

Bien sûr que vous êtes d’accord. C’est mon blogue.

Or, dans la phrase, il y a des morceaux de phrases, des propositions qui sont séparés par d’autres marques de ponctuations, telle que la virgule, le point-vigule et le deux-points.

(En passant, on dit aussi les deux points, selon l’OQLF.)

Ces marques de ponctuation servent à faire des pauses ou lier deux idées. En voici trois qui font partie de la même famille :

  • La virgule, la ponctuation la plus timide, fait une très petite pause, le temps de reprendre son souffle entre deux morceaux de phrases.
  • Le point-virgule est le grand-frère de la virgule. Il joue même rôle, mais entre deux bouts de phrases qui ont un lien logique.
    On l’utilise d’ailleurs notamment à la fin d’un élément dans une liste à points (comme celle-ci). Par exemple, voici une liste de trois éléments qui auraient quelque chose en commun :
    • un élément qui fait partie de la liste;
    • un deuxième élément qui se situe entre le premier et celui du dessous;
    • le petit dernier, qui est en fait plus grand que les précédents; mais on s’en fout. C’est un exemple.
  • Le deux-points, l’ainé, joue un rôle encore plus important : celui de citer, d’expliquer, de faire des énumérations. C’est le P’tit Joe Connaissant de tous. C’est celui qui a quitté la maison (laissant derrière la petite virgule et son frère le point-virgule, qui sont encore trop jeunes) pour aller à l’université. Celui qui a déjà plusieurs années d’expérience dans les textes de tout genre. Il a même eu un rôle comme signe diviseur en mathématiques, un autre pour séparer les heures et les minutes, et d’autres apparitions plus rares. Il est très polyvalent. Il est fort, mais il y a plus au-dessus de lui.
Au dessus de tous figure le point, soit le paternel (parce qu’un point, c’est masculin; ce n’est pas moi qui ai choisi le sexe des signes ponctués (ok?), dit-je en guise de superbe excuse pour rester politiquement incorrect). C’est effectivement le signe de la perfection, celui qui a l’ultime pouvoir de mettre un terme à tout (J’invente, bien sûr; c’est loin de la réalité! Hélas…).

On le voit donc très bien : avant d’atteindre la perfection du point, une phrase atteint plusieurs stades!

En effet, avant d’être à point, une phrase peut-être :
  • à virgule;
  • à point-virgule;
  • à deux-points.
Voilà une autre vérité démontrée hors de tout doute. J’ai raison, un point c’est tout.
En fait, un point sait tout, parce que Papa a raison. 😉