Pisse plus haut

Il parait que les chiens marquent leur territoire avec leur urine, et que c’est la hauteur de l’urine sur l’endroit où ils la projettent qui démontre la taille du chien, donc sa dominance.

Un chien qui pisse plus haut serait propriétaire du territoire, et les chiens qui n’arrivent pas la hauteur ne pourraient s’y mesurer. Sur ces lieux, ils ne pourraient qu’y passer.

Bref, les chiens ont inventé le Monopoly.

L’arbre aux naissances

Certains croient que l’Homme descend du singe. Moi, je crois plutôt qu’il descend de l’arbre.

Assez, Adam! Descend de là, je te dis! Viens manger, là…

Non, sérieusement! Regardez nos bras, nos mains, nos doigts : ce sont nos branches! Ce sont les branches que nous portions autrefois. Ce sont nos vielles branches.

Regardez nos pieds et nos orteils : voilà des racines qui se sont libérées du sol fertile!

Voilà sans doute ce qui explique que nous aimions tant marcher pieds nus dans le gazon, dans le sable et dans la bouette. Un réconfort instantané, issu de notre vie végétale d’antan.

Regardez l’homme : c’est un érable! Il a déjà le petit chalumeau pour faire couler la sève.

Regardez la femme : un orifice assez grand peut y faire entrer un petit moineau courageux. C’est exactement là que l’œuf trouvera son nid, au milieu des brindilles. C’est magnifique!

Regardez nos cheveux : ce sont nos feuilles. Encore aujourd’hui, certains changent de couleur selon la saison.

Pour terminer ce joli poème qui n’en n’est pas un, si vous pensez un jour à retrouver vos racines, dites-vous qu’elles ne sont pas très loin, et tenez-les en estime! Elles vous arrivent à la cheville, toujours prêtes, à porter des pieds!

Spontanons!

Quelqu’un m’a dit que spontaner était un verbe, alors je suppose que c’est vrai. La preuve, c’est que son participe passé existe : spontané!

Je vais l’adopter officiellement sur ce blogue en hommage à la personne qui l’a découvert (parce que les mots se découvrent, et souvent très spontanément, justement).

Et voici en bonus une petite pensée du jour à propos du thème de la spontanéité, car pour écrire un blogue, il en faut :

Dans le mot spontanéité, il y a le mot pont. L’aviez-vous remarqué?

Faites le lien que vous voulez, mais faites-le.

Il y en a un, c’est sûr.

Par exemple, si on enlève le mot pont, spontanéité devient sanéité, un autre mot que nous venons de découvrir ensemble. La sanéité, c’est le caractère de ce qui est sané, que l’on retrouve dans le verbe saner. J’imagine déjà que le sens de ces mots renvoient à l’inverse de la spontanéité.

Vous voyez, quand on sanne (parce que ça s’écrit avec deux N lorsqu’il est accordé au présent, je viens de le découvrir avec vous) ou quand on est sanné, on est triste, ennuyé, usé par la routine. On reste dans ses habitudes plates et on se morfond, quoi.

Bref, pour être spontané, il faut qu’il y ait un pont! Peut-être une sorte de lien avec les autres, genre. C’est une théorie.

Décembre sur son 31

En France, être sur son 31, c’est l’équivalent de l’expression québécoise être sur son 36, soit d’être habillé pour de grandes occasions.

Une fois que l’on sait ça, on peut se demander : qu’est-ce que représentent ces nombres, et pourquoi y a t-il une différence de cinq entre les deux?

En fait, apparemment, personne des deux côtés de l’Atlantique ne peut affirmer avec certitude d’où viennent ces expressions qui, malgré leur sens identique, aurait deux origines complètement différentes!

D’un côté, le trente-et-un réfèrerait au 31 du mois (et particulièrement du 31 décembre) ou la déformation du mot trentain (sorte de drap luxueux). De l’autre, 36 serait le produit de quatre fois neuf, ou neuf ferait référence à ce qui est nouveau, récent. D’autres théories existent.

Chose certaine, en fouillant un peu sur Internet, ce que l’on constate avec certitude, c’est l’arrogance des Français qui croient que c’est leur expression qui est la bonne!

Dommage que l’esprit des fêtes me hante encore aujourd’hui. J’aurais bien aimé écrire un nouveau sens pour amener la paix entre les peuples.

À l’année prochaine!