Nouveaux proverbes, potentiels ou probables

La majorité des proverbes que nous utilisons de nos jours ont été inventés depuis des siècles, voire des millénaires, peut-être!

Et si on en créait de nouveaux, à l’image du 21e siècle?

Je vous en propose quelques uns, la signification que je leur donne, et une signification potentielle pour plus tard.

  • Rien de moins « net » qu’Internet.
    On trouve beaucoup de faussetés sur le web. (Ne te fie pas à tout ce qui t’est présenté.)
  • Google mange des effaces pour déjeuner. = Une fois publié, jamais oublié.
    Une fois publié sur le web, très difficile de l’effacer. (Faites attention à ce que vous dites, parce que les écrits restent.)
  • Petit texto, gros bobo.
    Un petit message peut causer de gros ennuis. (Ne sous-estimez pas la gravité d’un petit geste anodin.)
  • CC rime avec cessez.
    Coupez court avec les copies conformes. (Évitez d’attirer inutilement l’attention sur vous.)
  • L’avatar avait tort, mais en ressort le sort.
    Ce que tu dis derrière ton identité numérique, tu en es toujours responsable. (Sois conséquent avec tes actions.)

Bon voilà. D’autres idées?

Juste pour écrire

Chez l’éditeur :
– C’est ça, votre manuscrit?
– Euh-hum.
– Mais ce n’est qu’un tas de pages blanches! Vous vous moquez de moi?
– Ah non! Vous avez tort. Regardez de nouveau sur la première page : quelques lignes se sont ajoutées depuis tout à l’heure.
– Hein? Qu’est-ce que…? Oh! mais c’est vrai! Comment vous avez fait ça?
– Attendez! … Regardez attentivement. Lisez.
– Hein? Quoi? Qu’est-ce que… Holà! Mais… on dirait que… mais oui! C’est bien notre conversation qui s’est écrit, sur ces pages? … Ô MON DIEU, TOUT S’ÉCRIT EN DIRECT! Ça par exemple! C’est hallucinant! Comment faites-vous? Vous êtes magicien ou…?
– Pas du tout! Enfin, peut-être, mais tout ceci est d’abord possible grâce à mon imagination.
– Vous êtes fort, en tous cas! Je n’ai jamais rien vu de si incroyable. Ha ha! C’est fou de voir tous ces mots s’ajouter au fur et à mesure que je parle! Ha ha! … Attendez, je peux dire n’importe quoi? … Voyons voir : crip crip bouc bouc delak delak pouet pouet… Ha Ha Ha! C’est tordant! C’est vous qui contrôlez tout ce qui s’écrit ici, à l’aide de votre pensée? Attendez, votre truc, on appellerait ça… de la téléscriptie? Voilà! C’est officiel. Je viens d’inventer un mot. C’est vrai, c’est officiel, puisqu’il est , sur votre manuscrit. C’est génial!
– Pas exactement grâce à ma pensée. C’est plus complexe que cela. L’écriture est le résultat d’une négociation entre mon imagination, qui est la force motrice (je l’ai dit plus tôt), et ma raison, qui l’encapsule dans un langage compréhensible, tout en conservant une certaine touche de subtilité. Un langage, comme avec ces mots français qui s’écrivent sur les pages que vous lisez en ce moment. Bref, d’un côté : un générateur de pensées créatives à profusion, sans réserve; de l’autre : un gendarme de pensées structurantes et contraignantes qui se laisse quand même séduire par les mots. C’est le résultat d’un ensemble de pensées tiraillées et débattues ensemble.
– Fascinant. Et moi qui croyais que les écrivains ne mettaient que des mots sur des pages. Mais vous, vous allez aller loin, avec un truc pareil. Regardez-moi ces mots qui défilent… C’est un spectacle que vous devriez monter. Vous devriez aller en parler à… comment s’appelle t-il, le mec de Juste pour Rire?
– Gilbert Rozon?
– Oui, c’est ça! Pourquoi n’iriez-vous pas lui montrer votre truc? Ce serait sensationnel comme numéro!
– Je ne vois pas l’intérêt.
– Mais… pourquoi? Enfin… vous ne trouvez pas ça exceptionnel?
– Non.
– Vous…? …mais enfin, pourquoi venez-vous me voir, alors?
– Eh bien, parce que vous êtes éditeur, et je suis auteur. Je veux simplement être publié.
– Vous voulez que je publie ça, ce que nous discutons à l’instant? Mais c’est absurde!
– Pourquoi?
– Eh bien, parce que… mais vous le savez très bien! Ça ne fait pas automatiquement une bonne histoire, ça! Je veux dire, que nous soyons là à discuter des possibilités de publication de votre livre en ce moment même, ça ne garantit en rien que cette « discussion » soit suffisamment intéressante pour être publiée! D’autant plus que vous, l’auteur, votre rôle c’est… mais enfin, vous voyez ce que je veux dire! Je publie des ouvrages écrits par des auteurs, de vrais auteurs! Pas des magiciens qui écrivent la réalité en direct à l’aide de leur… « don »… ou alors… attendez… Vous utilisez une technologie de reconnaissance vocale très avancée sur une nouvelle sorte de papier électronique sophistiqué… c’est ça, votre truc?
– Rien à voir.
– Bon, écoutez. J’ignore ce que vous cherchez à faire avec moi ici, et pour être honnête, je n’avais prévu qu’une quinzaine de minutes pour cet entretien. Vous savez, je représente les intérêts de plusieurs personnes très haut placées qui ont intérêt à ce que je prenne de bonnes décisions pour retirer un maximum de profits en le moins de temps possible. Vous devez savoir qu’après vous, j’ai d’autres excellents écrivains à rencontrer, et je dois quitter tôt aujourd’hui par obligations familiales. Maintenant, je constate que, déjà, une bonne quantité de texte s’est inscrite sur le manuscrit que vous m’avez remis, et ça continue toujours d’ailleurs (et je vois que je parle beaucoup)… mais votre manuscrit « en devenir » compte encore plusieurs autres pages blanches, alors… je veux dire… comptez-vous étirer cette conversation très longtemps? Si toutes ces pages devaient être publiées… je veux dire… je n’ai même pas le texte complet pour prendre une décision de vous publier ou non. Comment voulez-vous que je prenne une décision tant que je n’ai pas vu le texte en entier?
– Vous pourriez me faire confiance, et l’histoire se poursuivrait après que vous ayez décidé de me publier. Elle continuerait de s’écrire jusqu’à ce que toutes les pages blanches soient remplies de petites taches d’encre en forme de lettres et d’autres symboles, comme c’est le cas en ce moment.
– Quoi? Que je… Et l’histoire, en gros, ce serait quoi… et elle se terminerait comment et, surtout, quand? Autrement dit, à quel moment est-ce que votre manuscrit serait complété pour l’envoyer au montage et à l’impression?
– Justement, c’est logique : il serait terminé au moment où le livre serait imprimé. Et pour ce qui est du sujet, ça pourrait simplement être l’histoire de la publication du livre en question.
– Non, c’est techniquement impossible. D’autant plus que c’est pour moi un grand risque! Écoutez, même si je vous aime beaucoup, et que votre talent de téléscripteur m’impressionne, je crains que ce soit incompatible avec mon rôle d’éditeur.
– Oui. Vous avez raison, et je vous comprends. Et je me rends compte que c’est aussi un risque pour moi. Je vais donc renoncer immédiatement à la publication de ce livre.
– Quoi? Vous allez abandonner maintenant? Mais… vous n’avez même pas terminé votre manuscrit! Vous pourriez voir d’autres éditeurs, et l’histoire se poursuivrait; en d’autres mots, elle continuerait de s’écrire!
– Bof, non. Ma décision est prise. … Bon, puis-je ravoir mon manuscrit?
– Euh… oui, bien sûr, mais… puisque vous renoncez à le publier, à quoi bon le garder?
– Quand même. Pour mes archives personnelles… Ah, tiens. Je vais mettre ce texte épique sur mon blogue. Au moins, je ne serai pas venu ici pour rien. J’aime bien raconter ce qui se passe dans ma vie, même quand c’est banal.
– Je vous souhaite bonne chance. Revenez me voir lorsque vous aurez complété une vraie histoire.
– Désolé, je n’écris que de la fiction. Ou de l’humour. Selon mon humeur…
– Quand comptez-vous publier pour vrai?
– Je l’ignore. Je suppose que ce sera lorsque j’aurai une tonne de hits sur ce texte, je suppose. Ou d’autres qui seraient jugés plus saisissants. En attendant, il est temps pour moi de cuisiner quelque chose.
– Bon appétit!
– Je vous reviens avec un produit raffiné.
– J’en salive déjà. Au revoir!
– À bientôt, j’espère.

Objectif atteint!

Voilà! C’est fait.

Je suis allé au bout de mon engagement.

De quoi parle-je?

Vous avez raison de poser la question (bon, c’est vrai, c’est moi qui écris la question à votre place… en fait, même pas tel quel, parce que vous, vous auriez dit : De quoi parles-tu?… et en plus, moi j’imagine à votre place que vous vous le demandez vraiment, alors que je ne vous l’ai même pas demandé… et même si je vous l’avais demandé pour vrai, et qu’on imagine que ç’aurait été possible pour moi d’avoir votre réponse, celle-ci aurait été multiple, et ça aurait fait de la chicane… alors, non, c’est moi qui tranche : vous vous êtes posé cette question, point!)

Ouais! Alors… de quoi parle-je?

En fait, je n’en ai jamais parlé ici (enfin, je crois). J’ai plutôt eu cette conversation avec moi-même il y a une bonne couple de semaines (je sais que une couple c’est un anglicisme, mais j’adore cette manière de dire les choses).

Qu’est-ce que je me suis dit?

À force d’écrire, je me suis rendu compte qu’écrire chaque jour de la semaine était un exercice difficile. En effet, ça demandait non seulement de la discipline et de la ponctualité, mais aussi de l’indulgence, du lâcher prise, de la bienveillance et plein d’autres belles choses qui vont me revenir à un moment donné.

That’s the spirit : Laisser le texte aller, peu importe si c’est complet ou non, si c’est exact ou non. L’esprit d’écriture de ce blogue est de laisser aller l’esprit, en émettant le moins de jugement possible.

Voilà d’ailleurs l’un des aspects que j’avais envie de travailler en participant à cet exercice.

Correction : pas simplement en participant, mais en le menant à bout de bras!

Donc, cet exercice d’écrire chaque jour demande de l’énergie, et la tentation d’arrêter était toujours présente.

C’est lors d’une réunion du conseil d’administration de toutes les parties impliquées dans la rédaction de ce blogue (soit la tête, le cœur et les trippes) que j’ai adopté unanimement la résolution suivante :

Écrire chaque jour pour six mois.

Et nous voilà arrivés, en ce pluvieux vendredi 5 mai 2017 (d’ailleurs, petite parenthèse de numérologie : 05+05 = 10 ; 2+0+1+7 = 10… donnez-moi juste le temps de vérifier ce que donne l’addition des lettres que contient le mot vendredi, et je vous impressionne, c’est sûr!…)… donc en ce jour d’aujourd’hui, c’est exactement six mois suivant le premier message, le 5 novembre 2017 (et petite parenthèse de numérologie : 05+11 = 16!… 11-5 = 6!… 5+1+1 = 7!… 6+7 = 13! 13+16 = 29!… ah! pis, [bip!]…).

Je suis super content d’avoir relevé le défi!

Je veux me donner une grosse tape dans le dos!

Je me suis fait un gros plaisir! (Hum… c’est douteux comme formulation… mais je vais la conserver car ça peut faire drôle… je veux dire faire rire, parce que ça peut être drôle… peu importe, je la laisse telle quelle.)

Ce que je veux dire, c’est que j’ai eu du fun. Du plaisir. Du plaisir à écrire et de m’obliger à le faire. Chaque soir, comme un rendez-vous avec mon clavier et mon écran. Et du plaisir. Un trip à trois.

Il fallait quand même le trouver, le plaisir. Parfois, j’arrivais à reculons, en ne sachant pas trop quoi sortir de ma tête. Est-ce que ce sera bon? Est-ce que ce sera intelligent? Est-ce que ce sera drôle? Est-ce que ce sera vrai, authentique? Est-ce que ce sera… moi?

C’est toujours moi, on s’entend. Je ne copie-colle jamais. C’est toujours de mon cru.

Là où je veux en venir, c’est que l’écriture est un exercice difficile, qui se commande mal. Tôt ou tard, dans ce type d’exercice d’écriture quasi forcée, il arrive que le texte ne corresponde pas à nos attentes, à nos critères de qualité, et même presque à nos valeurs (à la limite, je dis).

C’est dur! Ça demande, comme je le disais, beaucoup d’indulgence envers soi, car ce n’est pas vrai que l’écriture sort constamment de nulle part. L’écriture est comme un animal que l’on apprivoise, que l’on apprend à dresser (peut-être), mais comme un animal, on ne contrôle pas tout le chemin où elle a envie d’aller. Certains jours, elle voudra aller le moins loin possible, alors que d’autres, elle vous tiendra en haleine pendant des heures (comme ce soir, je suppose).

On appelle ça l’inspiration. J’en ai beaucoup parlé de celle-là. Cette joueuse de tour, qui se cache un peu partout. Vous l’imaginez bien, comme un animal?

L’écriture, le texte, c’est aussi comme un plat de cafétéria. Un jour, il peut être excellent, et vous en entendrez parler pendant des jours, alors qu’un autre, le texte sera fade, sans valoir le détour.

Et la crainte de l’écrivain en devenir que je suis (ouais, je suppose que j’ai un certain avenir là-dedans, comme un certain présent aussi), c’est que, comme un chef, notre plat du jour déçoive, et que les clients (disons, les visiteurs, les lecteurs…), comme ceux qui étaient habitués à des textes de qualité, s’en lassent et ne reviennent plus.

Une obsession, je vous dis.

En même temps, cet exercice est un bon moyen d’exercer l’indulgence.

Parlant d’indulgence, je vais faire une grosse exception ce soir, parce que ça fait pas mal de minutes que j’écris, et que je n’ai pas souper, et que j’ai une grosse journée demain : je vais publier ce soir (vendredi), et je vais continuer d’écrire demain (samedi).

Vous me suivez?

En fait, j’ai déjà fait quelque chose de semblable sur deux jours dans un même article. La différence, c’est qu’ici je vais simplement modifier un texte déjà publié.

Ainsi, le texte publié vendredi se termine avec ce paragraphe. Si vous lisez vendredi, il y a une ligne au prochain paragraphe. Celle-ci sera effacée ou remplacée, et du texte (beaucoup de texte) sera ajouté samedi (… ou peut-être après, un autre jour… c’est la fin de semaine pour tout le monde, après tout… Indulgence pour tous!!!)… parce que j’en aurai beaucoup à dire sur mon expérience. Pour l’instant, l’heure est à la fierté! 🙂

***

Si vous lisez ceci, c’est que nous sommes passés vendredi (le jour où j’ai publié… vous suivez?), car j’ai remplacé la ligne de texte que j’avais écrite hier (vendredi).

Nous sommes samedi soir (je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis samedi soir au moment d’écrire ceci), et je n’ai pas pu écrire beaucoup de texte. Dommage, mais ce n’est pas grave, car je l’ai dit : mon objectif est atteint! Désormais, je n’ai plus l’obligation d’écrire; juste le goût devrait suffire.

Plus de détails suivront, peut-être ici (probablement ici, en fait, car le message n’est pas terminé). C’est un rendez-vous… quelque part… à un moment donné! Bye!

Encore un…

Déjà 19h35. Le temps file… Vite! Publions au moins quelque chose avant que tout le monde dorme!

Il y a de ces soirs où on a juste envie de laisser défiler les mots au bout de la ligne, comme ce soir.

Avouons que c’est une drôle d’idée, quand même, de se donner comme défi d’écrire chaque jour, même quand la tête est juste incapable de produire de l’originalité. Juste des phrases ordinaires, comme celles-ci.

Il m’est arrivé, et je pense que j’en ai déjà parlé, que j’aie trouvé de l’inspiration en écrivant, exactement comme l’appétit peut venir en mangeant, et comme devenir forgeron arrive en forgeant. J’espérais vivement que ce genre de parallèle survienne : voilà, je suis exaucé d’un même paragraphe.

Mieux, je vais faire comme d’une pierre deux coups : je vais faire d’une phrase deux sens. Où? Comment? Pourquoi? Je l’ignore encore.

En fait, j’avais écrit un message au sujet de cette expression. Je l’avais trafiquée pour lui donner un autre sens. Je vais donc, soit le faire de nouveau, soit le faire antérieurement. Après le futur antérieur, je dévoile le passé postérieur. Drôle de nom, quand même.

Petite leçon de français que je viens tous juste de suivre : postérieur quand on parle du temps, c’est après quelque chose (ce qui suit); quand on parle de l’espace, c’est derrière… (o_O)

Bref, ce qui vient après, c’est ce qui s’est déjà derrière. Peut-être faut-il le prendre avec un brin de philosophie…

Déjà 20h09. Ah mince! Mes 34 minutes sont écoulées.

Pourquoi trente-quatre? Parce que j’ai décidé d’arrêter maintenant. Voilà.

À bas le week-end!

Ben non, je veux pas qu’on élimine les fins de semaine, voyons!

J’en veux plutôt à l’anglicisme week-end, qui est maintenant devenu largement accepté.

En fait, j’ai une suggestion.

Eh oui!

(Là, faites-moi plaisir : faites semblant d’entendre un lourd roulement de tambour…)

(puis… cymbale.)

C’est l’heure d’inventer un mot nouveau pour remplacer week-end.

Bref, mettre un terme à sa place!

(re-tambour-cymbale, en accéléré)

(Hein?)

Approchez, approchez…

… ben, pas trop proche, là. Juste assez pour lire.

Sans plus tarder, voici le mot : SAM-DIM!

Je sais, ça sonne comme un mets chinois… mais quand même, on reconnaît tout de suite les abréviations pour samedi et dimanche, soit les deux jours dudit weekend!

Pourquoi ce terme? Pourquoi pas fin de semaine?

D’abord, parce que pour qu’un terme soit accepté en français, il faut qu’il ait un sceau d’approbation de l’Académie française et du peuple français. C’est écrit quelque part. En tous cas, moi je viens de l’écrire.

Or, les Français ne diront jamais fin de semaine, car pour eux, ça désigne la fin de la semaine de travail (donc les jeudi, vendredi), et ça exclut les samedi et dimanche.

(Corrigez-moi si je me trompe, mais une rumeur de source fiable me l’a dit.)

De plus, on sait combien les Français adorent utiliser de l’anglais pour décorer leur accent — et pourquoi pas se faire tinter la cédille…

En fait, saviez-vous que ce sont les Français qui ont inventé l’expression week-end avant même que le monde anglophone ne leur pique cet inspirant mot valise?

(Là, croyez-moi sur parole. Essayez, au moins.)

Qui plus est, puisque que le mot est plus bref que la fin de semaine, ils vont hurler si l’on leur propose quelque chose de plus long que deux syllabes.

Et sans doute de plus en plus de Québécois devenus adeptes du mot qui commence par W et que je n’ose plus prononcer tellement je m’en mord la langue…

Comment utiliser le terme sam-dim?

Ce terme est approprié pour les conversation écrites :

Que fais-tu ce sam-dim?

On pourrait aussi l’abréger avec les premières lettres :

Que fais-tu ce s-d?

Il pourrait être dit au long :

As-tu passé un bon samedi-dimanche?

Euh… non. Oubliez ça… ou, faites-le. Faites donc comme vous le voulez.

L’important à retenir aujourd’hui, c’est ceci :

C’est LUNDI, bon début de semaine!

Un président, ça trompe, se trompe…

En conférence de presse :

  • Monsieur le Président, la pollution atmosphérique a grandement augmenté depuis que vous avez relancé l’industrie du charbon. Qu’allez-vous faire pour la diminuer?
  • Vous voulez rire! Le niveau de pollution aux Etats-Unis n’est rien comparé à celui du Mexique. Vous savez, les Mexicains nous envoient plus d’air sale en un an que nous en produisons dans un seul État en un mois!
  • D’accord, nous allons vérifier cela, mais si vous augmentez la production de charbon, et que vous additionnez la pollution mexicaine, il y a inévitablement plus de pollution dans l’air, n’est-ce pas? Qu’allez-vous faire?
  • Nous le savons. C’est pourquoi nous avons décidé de surélever le mur qui sépare nos frontières à la hauteur du plus grand édifice de toute la surface des Etats-Unis. De cette façon, aucun Américain ne pourra respirer de l’air sale mexicain. Évidemment, ce sont les Mexicains qui paieront la facture. C’est leur air qui est sale!
  • N’empêche que l’industrie du charbon génère beaucoup de pollution…
  • Peut-être, mais aussi beaucoup d’emplois. C’est pourquoi cette relance était nécessaire pour redonner au pays sa grandeur.
  • Sauf que la pollution génère aussi des problèmes de santé. Qu’allez-vous faire pour aider les personnes vulnérables à l’air pollué?
  • Nous croyons que c’est à tous et chacun d’assainir leur propre air. Nous allons inciter les familles à se doter d’un purificateur d’air pour qu’ils puissent respirer de l’air propre à la maison.
  • Et qu’en est-il l’air qui est à l’extérieur?
  • Des purificateurs d’air portatifs seront bientôt disponibles sur le marché, vous savez.
  • Ne serait-il pas plus simple de fermer les usines de charbon?
  • Non, je vous le répète, l’industrie du charbon créé de bons emplois. Les familles auront alors de l’argent pour acheter des purificateurs d’air, peut-être même deux ou trois!
  • D’accord, mais les purificateurs d’air fonctionnent à l’électricité, et pour générer de l’électricité, ça prend des ressources, et vous, vous voulez produire de l’électricité avec du charbon. N’est-ce pas contradictoire?
  • Contradictoire? C’est quoi ce mot là?
À suivre…?