Objectif atteint!

Voilà! C’est fait.

Je suis allé au bout de mon engagement.

De quoi parle-je?

Vous avez raison de poser la question (bon, c’est vrai, c’est moi qui écris la question à votre place… en fait, même pas tel quel, parce que vous, vous auriez dit : De quoi parles-tu?… et en plus, moi j’imagine à votre place que vous vous le demandez vraiment, alors que je ne vous l’ai même pas demandé… et même si je vous l’avais demandé pour vrai, et qu’on imagine que ç’aurait été possible pour moi d’avoir votre réponse, celle-ci aurait été multiple, et ça aurait fait de la chicane… alors, non, c’est moi qui tranche : vous vous êtes posé cette question, point!)

Ouais! Alors… de quoi parle-je?

En fait, je n’en ai jamais parlé ici (enfin, je crois). J’ai plutôt eu cette conversation avec moi-même il y a une bonne couple de semaines (je sais que une couple c’est un anglicisme, mais j’adore cette manière de dire les choses).

Qu’est-ce que je me suis dit?

À force d’écrire, je me suis rendu compte qu’écrire chaque jour de la semaine était un exercice difficile. En effet, ça demandait non seulement de la discipline et de la ponctualité, mais aussi de l’indulgence, du lâcher prise, de la bienveillance et plein d’autres belles choses qui vont me revenir à un moment donné.

That’s the spirit : Laisser le texte aller, peu importe si c’est complet ou non, si c’est exact ou non. L’esprit d’écriture de ce blogue est de laisser aller l’esprit, en émettant le moins de jugement possible.

Voilà d’ailleurs l’un des aspects que j’avais envie de travailler en participant à cet exercice.

Correction : pas simplement en participant, mais en le menant à bout de bras!

Donc, cet exercice d’écrire chaque jour demande de l’énergie, et la tentation d’arrêter était toujours présente.

C’est lors d’une réunion du conseil d’administration de toutes les parties impliquées dans la rédaction de ce blogue (soit la tête, le cœur et les trippes) que j’ai adopté unanimement la résolution suivante :

Écrire chaque jour pour six mois.

Et nous voilà arrivés, en ce pluvieux vendredi 5 mai 2017 (d’ailleurs, petite parenthèse de numérologie : 05+05 = 10 ; 2+0+1+7 = 10… donnez-moi juste le temps de vérifier ce que donne l’addition des lettres que contient le mot vendredi, et je vous impressionne, c’est sûr!…)… donc en ce jour d’aujourd’hui, c’est exactement six mois suivant le premier message, le 5 novembre 2017 (et petite parenthèse de numérologie : 05+11 = 16!… 11-5 = 6!… 5+1+1 = 7!… 6+7 = 13! 13+16 = 29!… ah! pis, [bip!]…).

Je suis super content d’avoir relevé le défi!

Je veux me donner une grosse tape dans le dos!

Je me suis fait un gros plaisir! (Hum… c’est douteux comme formulation… mais je vais la conserver car ça peut faire drôle… je veux dire faire rire, parce que ça peut être drôle… peu importe, je la laisse telle quelle.)

Ce que je veux dire, c’est que j’ai eu du fun. Du plaisir. Du plaisir à écrire et de m’obliger à le faire. Chaque soir, comme un rendez-vous avec mon clavier et mon écran. Et du plaisir. Un trip à trois.

Il fallait quand même le trouver, le plaisir. Parfois, j’arrivais à reculons, en ne sachant pas trop quoi sortir de ma tête. Est-ce que ce sera bon? Est-ce que ce sera intelligent? Est-ce que ce sera drôle? Est-ce que ce sera vrai, authentique? Est-ce que ce sera… moi?

C’est toujours moi, on s’entend. Je ne copie-colle jamais. C’est toujours de mon cru.

Là où je veux en venir, c’est que l’écriture est un exercice difficile, qui se commande mal. Tôt ou tard, dans ce type d’exercice d’écriture quasi forcée, il arrive que le texte ne corresponde pas à nos attentes, à nos critères de qualité, et même presque à nos valeurs (à la limite, je dis).

C’est dur! Ça demande, comme je le disais, beaucoup d’indulgence envers soi, car ce n’est pas vrai que l’écriture sort constamment de nulle part. L’écriture est comme un animal que l’on apprivoise, que l’on apprend à dresser (peut-être), mais comme un animal, on ne contrôle pas tout le chemin où elle a envie d’aller. Certains jours, elle voudra aller le moins loin possible, alors que d’autres, elle vous tiendra en haleine pendant des heures (comme ce soir, je suppose).

On appelle ça l’inspiration. J’en ai beaucoup parlé de celle-là. Cette joueuse de tour, qui se cache un peu partout. Vous l’imaginez bien, comme un animal?

L’écriture, le texte, c’est aussi comme un plat de cafétéria. Un jour, il peut être excellent, et vous en entendrez parler pendant des jours, alors qu’un autre, le texte sera fade, sans valoir le détour.

Et la crainte de l’écrivain en devenir que je suis (ouais, je suppose que j’ai un certain avenir là-dedans, comme un certain présent aussi), c’est que, comme un chef, notre plat du jour déçoive, et que les clients (disons, les visiteurs, les lecteurs…), comme ceux qui étaient habitués à des textes de qualité, s’en lassent et ne reviennent plus.

Une obsession, je vous dis.

En même temps, cet exercice est un bon moyen d’exercer l’indulgence.

Parlant d’indulgence, je vais faire une grosse exception ce soir, parce que ça fait pas mal de minutes que j’écris, et que je n’ai pas souper, et que j’ai une grosse journée demain : je vais publier ce soir (vendredi), et je vais continuer d’écrire demain (samedi).

Vous me suivez?

En fait, j’ai déjà fait quelque chose de semblable sur deux jours dans un même article. La différence, c’est qu’ici je vais simplement modifier un texte déjà publié.

Ainsi, le texte publié vendredi se termine avec ce paragraphe. Si vous lisez vendredi, il y a une ligne au prochain paragraphe. Celle-ci sera effacée ou remplacée, et du texte (beaucoup de texte) sera ajouté samedi (… ou peut-être après, un autre jour… c’est la fin de semaine pour tout le monde, après tout… Indulgence pour tous!!!)… parce que j’en aurai beaucoup à dire sur mon expérience. Pour l’instant, l’heure est à la fierté! 🙂

***

Si vous lisez ceci, c’est que nous sommes passés vendredi (le jour où j’ai publié… vous suivez?), car j’ai remplacé la ligne de texte que j’avais écrite hier (vendredi).

Nous sommes samedi soir (je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis samedi soir au moment d’écrire ceci), et je n’ai pas pu écrire beaucoup de texte. Dommage, mais ce n’est pas grave, car je l’ai dit : mon objectif est atteint! Désormais, je n’ai plus l’obligation d’écrire; juste le goût devrait suffire.

Plus de détails suivront, peut-être ici (probablement ici, en fait, car le message n’est pas terminé). C’est un rendez-vous… quelque part… à un moment donné! Bye!

Encore un…

Déjà 19h35. Le temps file… Vite! Publions au moins quelque chose avant que tout le monde dorme!

Il y a de ces soirs où on a juste envie de laisser défiler les mots au bout de la ligne, comme ce soir.

Avouons que c’est une drôle d’idée, quand même, de se donner comme défi d’écrire chaque jour, même quand la tête est juste incapable de produire de l’originalité. Juste des phrases ordinaires, comme celles-ci.

Il m’est arrivé, et je pense que j’en ai déjà parlé, que j’aie trouvé de l’inspiration en écrivant, exactement comme l’appétit peut venir en mangeant, et comme devenir forgeron arrive en forgeant. J’espérais vivement que ce genre de parallèle survienne : voilà, je suis exaucé d’un même paragraphe.

Mieux, je vais faire comme d’une pierre deux coups : je vais faire d’une phrase deux sens. Où? Comment? Pourquoi? Je l’ignore encore.

En fait, j’avais écrit un message au sujet de cette expression. Je l’avais trafiquée pour lui donner un autre sens. Je vais donc, soit le faire de nouveau, soit le faire antérieurement. Après le futur antérieur, je dévoile le passé postérieur. Drôle de nom, quand même.

Petite leçon de français que je viens tous juste de suivre : postérieur quand on parle du temps, c’est après quelque chose (ce qui suit); quand on parle de l’espace, c’est derrière… (o_O)

Bref, ce qui vient après, c’est ce qui s’est déjà derrière. Peut-être faut-il le prendre avec un brin de philosophie…

Déjà 20h09. Ah mince! Mes 34 minutes sont écoulées.

Pourquoi trente-quatre? Parce que j’ai décidé d’arrêter maintenant. Voilà.

Décembre sur son 31

En France, être sur son 31, c’est l’équivalent de l’expression québécoise être sur son 36, soit d’être habillé pour de grandes occasions.

Une fois que l’on sait ça, on peut se demander : qu’est-ce que représentent ces nombres, et pourquoi y a t-il une différence de cinq entre les deux?

En fait, apparemment, personne des deux côtés de l’Atlantique ne peut affirmer avec certitude d’où viennent ces expressions qui, malgré leur sens identique, aurait deux origines complètement différentes!

D’un côté, le trente-et-un réfèrerait au 31 du mois (et particulièrement du 31 décembre) ou la déformation du mot trentain (sorte de drap luxueux). De l’autre, 36 serait le produit de quatre fois neuf, ou neuf ferait référence à ce qui est nouveau, récent. D’autres théories existent.

Chose certaine, en fouillant un peu sur Internet, ce que l’on constate avec certitude, c’est l’arrogance des Français qui croient que c’est leur expression qui est la bonne!

Dommage que l’esprit des fêtes me hante encore aujourd’hui. J’aurais bien aimé écrire un nouveau sens pour amener la paix entre les peuples.

À l’année prochaine!

Trente (30)

Aujourd’hui, j’ai envie de parler du sens qu’on accorde à un nombre.

J’ai pensé au nombre 30, en me rendant compte qu’il est souvent associé à l’atteinte d’un seuil ou la fin d’un cycle, ou simplement la fin tout court.

Observez bien :

  • En journalisme et en relations publiques, l’expression – 30 – est utilisée pour indiquer que le texte d’un communiqué se termine
  • En statistiques, le nombre nécessaire (minimum) pour obtenir un échantillon représentatif est 30. Un fois ce seuil atteint, la collecte de données peut s’arrêter tout en restant crédible.
  • Plusieurs mois de l’année se terminent au bout de 30 jours.
Nous pourrions aller plus loin la logique de cette symbolique de fin, en disant que :
  • C’est à partir de 30 ans qu’on peut songer à dire Je n’ai plus 20 ans. Est-ce la fin d’une belle époque?
  • Jésus-Christ serait possiblement mort à 30 ans. Rien de plus final que la mort! D’ailleurs, si je me fie à ce qui est écrit sur Wikipédia (je pourrais vérifier, mais je suis paresseux), c’est pour 30 pièces d’argent que Judas l’aurait amené à ses bourreaux. Voilà deux preuves que le nombre 30 mène à la fin des choses!
  • D’ailleurs, la Guerre de Trente Ans s’est terminée au bout de 30 ans!
Vraiment, quand je pense à trente, je pense à complet, fini.

Allez, prenez 30 secondes pour y réfléchir…