Le savoir en question

Hé! Tu parles d’une drôle d’expression : Je veux rien savoir!

Ça veut dire, sensiblement : C’est hors de question!

D’accord.

Sauf que, attention!

Vous voyez, l’opposé de ne rien savoir, vous êtes d’accord que c’est bien tout savoir. Oui ou non?

Ensuite, quelque chose qui est hors de quelque chose, c’est qu’elle n’est pas sur cette chose. Oui?

Donc, l’opposé de hors de question, c’est sur la question. On se suit toujours?

Alors logiquement, je veux tout savoir, ça voudrait dire : C’est sur la question!

…mais c’est pas ça. Parce que. Parce que c’est pas logique.
Ça s’appelle une langue. Une langue, c’est beau, mais c’est pas logique. Parce que.

Spontanons!

Quelqu’un m’a dit que spontaner était un verbe, alors je suppose que c’est vrai. La preuve, c’est que son participe passé existe : spontané!

Je vais l’adopter officiellement sur ce blogue en hommage à la personne qui l’a découvert (parce que les mots se découvrent, et souvent très spontanément, justement).

Et voici en bonus une petite pensée du jour à propos du thème de la spontanéité, car pour écrire un blogue, il en faut :

Dans le mot spontanéité, il y a le mot pont. L’aviez-vous remarqué?

Faites le lien que vous voulez, mais faites-le.

Il y en a un, c’est sûr.

Par exemple, si on enlève le mot pont, spontanéité devient sanéité, un autre mot que nous venons de découvrir ensemble. La sanéité, c’est le caractère de ce qui est sané, que l’on retrouve dans le verbe saner. J’imagine déjà que le sens de ces mots renvoient à l’inverse de la spontanéité.

Vous voyez, quand on sanne (parce que ça s’écrit avec deux N lorsqu’il est accordé au présent, je viens de le découvrir avec vous) ou quand on est sanné, on est triste, ennuyé, usé par la routine. On reste dans ses habitudes plates et on se morfond, quoi.

Bref, pour être spontané, il faut qu’il y ait un pont! Peut-être une sorte de lien avec les autres, genre. C’est une théorie.

À point

Voici une nouvelle leçon de français au sens tout-à-fait démontrable (ou démontable, c’est selon).

Vous savez, quand on veut dire que quelque chose est prêt, on dit qu’il est à point, n’est-ce pas?

Or, le saviez-vous, avant d’atteindre ce statut de perfection, ladite chose peut franchir plusieurs étapes, avant de se terminer (tiens, un lien avec le message d’hier!).

Par exemple, quand une phrase est finie, elle se termine effectivement par un point, oui? (C’est vrai, n’est-ce pas?)

On peut dire que ce n’est que lorsqu’elle se termine par un point que la phrase est effectivement complète; elle est, en quelque sorte, parfaite. D’accord?

Bien sûr que vous êtes d’accord. C’est mon blogue.

Or, dans la phrase, il y a des morceaux de phrases, des propositions qui sont séparés par d’autres marques de ponctuations, telle que la virgule, le point-vigule et le deux-points.

(En passant, on dit aussi les deux points, selon l’OQLF.)

Ces marques de ponctuation servent à faire des pauses ou lier deux idées. En voici trois qui font partie de la même famille :

  • La virgule, la ponctuation la plus timide, fait une très petite pause, le temps de reprendre son souffle entre deux morceaux de phrases.
  • Le point-virgule est le grand-frère de la virgule. Il joue même rôle, mais entre deux bouts de phrases qui ont un lien logique.
    On l’utilise d’ailleurs notamment à la fin d’un élément dans une liste à points (comme celle-ci). Par exemple, voici une liste de trois éléments qui auraient quelque chose en commun :
    • un élément qui fait partie de la liste;
    • un deuxième élément qui se situe entre le premier et celui du dessous;
    • le petit dernier, qui est en fait plus grand que les précédents; mais on s’en fout. C’est un exemple.
  • Le deux-points, l’ainé, joue un rôle encore plus important : celui de citer, d’expliquer, de faire des énumérations. C’est le P’tit Joe Connaissant de tous. C’est celui qui a quitté la maison (laissant derrière la petite virgule et son frère le point-virgule, qui sont encore trop jeunes) pour aller à l’université. Celui qui a déjà plusieurs années d’expérience dans les textes de tout genre. Il a même eu un rôle comme signe diviseur en mathématiques, un autre pour séparer les heures et les minutes, et d’autres apparitions plus rares. Il est très polyvalent. Il est fort, mais il y a plus au-dessus de lui.
Au dessus de tous figure le point, soit le paternel (parce qu’un point, c’est masculin; ce n’est pas moi qui ai choisi le sexe des signes ponctués (ok?), dit-je en guise de superbe excuse pour rester politiquement incorrect). C’est effectivement le signe de la perfection, celui qui a l’ultime pouvoir de mettre un terme à tout (J’invente, bien sûr; c’est loin de la réalité! Hélas…).

On le voit donc très bien : avant d’atteindre la perfection du point, une phrase atteint plusieurs stades!

En effet, avant d’être à point, une phrase peut-être :
  • à virgule;
  • à point-virgule;
  • à deux-points.
Voilà une autre vérité démontrée hors de tout doute. J’ai raison, un point c’est tout.
En fait, un point sait tout, parce que Papa a raison. 😉

En hiver, tous philosophent.

Ce qu’on appelle les nuages sont des particules d’eau en suspension dans l’air, à l’état de vapeur.

En hiver, cette vapeur se transforme en cristaux de glace, qu’on appelle flocons.

Ces flocons se retrouvent au sol, sous la forme de neige; qu’il faut pelleter.

Voilà, c’est prouvé.  En hiver, tout le monde pellette des nuages… .

(…)

Hé!  En passant, je parie que vous ignoriez comment conjuguer adéquatement le verbe pelleter vous aussi.  Vous avez bien lu, on écrit bien Je pellette, eh oui!  Drôle, hein?

Rassurez-vous, il tout à fait correct de ne pas prononcer la deuxième syllabe dans le verbe accordé. On dira plus souvent je pel-te (sans le let). — Source : Multi-dictionnaire.

Comment j’ai l’intention de procéder

Bon, alors voilà. Le blogue est en ligne. Ainsi soit-il.

Maintenant, quoi faire avec? Il va bien falloir que j’établisse des règles, que je me dote d’une ligne directrice pour que ça fonctionne pour vrai, hein?

D’ailleurs, qu’est-ce que j’entends par fonctionner pour vrai? Je suppose que ça veut dire écrire pour être lu. Sinon, à quoi bon écrire, hein?

Tiens, je vais me lancer un défi : écrire chaque jour quelque chose. Voici un défi plus grand : écrire un message (Bloogle appelle-ça comme ça, ce que je suis en train d’écrire : un message) assez bref pour dire ce qu’il a à dire, tout en essayant de vous décrocher un sourire pour débuter la journée. 🙂

Euh… Hein? Qu’est-ce que je viens d’écrire là? Débuter la journée?

Ouf! Si je dois publier le matin, ça veut dire me lever tôt! Au moins, assez tôt pour que vous puissiez l’attraper avant de partir vaquer à vos occupations.

Oh! Tiens!

Voilà un bel exemple de sujet pour commencer. Je m’offre — et à vous aussi — un petit cours de français et de culture générale.

Et pourquoi pas un premier trafic de sens, puisé à même mon imagination?

Alors voilà. Saviez-vous que le verbe vaquer veut dire notamment être en vacances? Alors, je me demande : pourquoi vaquer à ses occupations veut dire quasiment l’inverse? Étrange, non?

Vaquer vient du latin vacare, qui veut dire être vide. Comme c’est le cas d’un terrain vacant. On a commencé à utiliser vaquer à dans le sens de s’occuper de à partir du XIVe siècle (selon mon ami Robert).

Et pourtant, le premier sens de vaquer du dictionnaire, c’est bel et bien dans le sens de prendre congé!

Juste à cause d’un petit à, le sens change drastiquement. Bizarre, non?

Voici peut-être un début d’explication (au sens trafiqué, si vous suivez bien).

Donc, pour nos ancêtres latins, vaquer voudrait dire être vide. Pourtant, pour la plupart des gens, c’est après une journée de travail qu’on se sens vidé, non?

Alors… J’imagine qu’on se vide à petit feu chaque jour. L’exercice de nos activités quotidiennes produirait ainsi un épuisement progressif dans notre corps et notre esprit.

D’ailleurs, le petit à qui suit immédiatement le verbe vaquer sert à marquer justement l’avenir, ce qui vient. Vous en doutez?

Alors voici mon irréfutable démonstration : en musique, dans les pays anglo-saxons, la lettre A représente la note la (c’est vrai, hein?). Et, dans La mélodie du bonheur, dans la chanson pour apprendre les notes, pour la note la on dit l’endroit où vous allez. Vous me suivez, hein?

Ensuite, il suffit d’ajouter un accent grave pour marquer l’importance du concept.

Donc : à = A = la = là = vers où on va = l’avenir, ce qui vient

TADAM! Mystère résolu.

Ainsi, notre réservoir d’énergie et de patience se vide sans qu’on en ait conscience, et devient vacant jusqu’à ce qu’on l’occupe avec de nouvelles calories… de sens à notre vie. Et la vie devient vide de sens lorsqu’on ne la nourrit pas.

Alors, pour vous encourager — et pourquoi pas pour moi aussi — je vous offre le meilleur déjeuner qui soit : une bonne dose de trafic de sens chaque jour.

La vocation du blogue est réglée. Régalez-vous!

(Bon, déjà presque neuf heures. Je peux faire mieux.)

Pourquoi pas un blogue?

Tant qu’à avoir du talent pour écrire, tant qu’à aimer faire rire, tant qu’à aimer jouer avec les mots, pourquoi ne pas partager ma folie avec la planète toute entière?

La planète toute entière étant la planète de Google, bien sûr.

Google a tant de pouvoir qu’il possède même ce blogue. Blogger, le service qui permet la diffusion de ce blogue, c’est Google.

La preuve, si vous enlevez le B et le R, et que vous ajoutez un G et un O, vous avez exactement le même nom… dans un ordre un peu différent.

Démonstration :

  1. Blogger
  2. _logge_
  3. Glogeo — abracadabra!
  4. Google

Voilà : Boglegr est Glooge, c’est prouvé. Incroyable, hein? Ma logique est implacable.

N’empêche que demain matin, si Google le veut, ce blogue disparaît. Google, a droit de regard sur tout l’internet (qui s’écrit avec un I majuscule, je sais).

C’est simple, Google, c’est Dieu. Bon, ici j’aurai un peu plus de fil à retordre pour vous en faire la démonstration, mais croyez-moi sur parole. C’est moi qui écrit le blogue, alors taisez-vous.

Que la tempête de mots commence! Que le temps pète, et émoustille ton cerveau!