La fatigue au clavier, c’est mortel.

Aujourd’hui, c’est le genre de journée en mode survie qui m’amène à prendre le clavier malgré l’appel du corps à refuser de coopérer avec la raison. (Est-ce vraiment ce que je voulais dire? Mes facultés sont trop affaiblies pour le décider.)

Survie, oui, après qu’une nuit un peu trop sadique (ou juste dans la lune!) ait oublié de me donner l’autorisation de partir au pays des rêves. Où étais-tu, marchand de sable?

J’ai la tête de la consistance d’un œuf Kinder Surprise, mais sans la surprise à l’intérieur. Bref, j’ai pas d’idée quoi écrire, et je sens que si ça chauffe trop fort, mon cerveau vais écrapoutir. Je me demande alors, lâchement : est-ce que je peux juste avoir un break?

Et puis, aussitôt demandu, aussitôt auto-répondu : hé! mais c’est Pâques bientôt, alors courage!

Tout ça pour dire que j’ai pris une grosse décision que vous allez tous approuver (parce que vous n’avez pas le choix, parce que c’est mon blogue, et que vous aimez tous profiter les longs week-ends, vous aussi) : je prends congé vendredi.

Ah, et puis, tiens, lundi aussi.

Oui, je sais, on est encore juste mercredi, mais c’est au cas où j’aurai le texte du siècle demain! Pas d’idée ce soir, mais on ne sait jamais! Je travaille là-dessus.

Pas de promesse; c’est juste un souhait.

À demain!

Un mot bienvenu

Hier, j’ai un petit peu pesté contre l’utilisation de l’expression Bon matin, qui semble être apparue dans le décor out of nowhere, comme on dit en si bon français. Cette expression calquée sur l’anglais semble se répandre comme la peste; merci à Radio-Canada et autres fouteurs de trouble…

Pourtant, d’autres expressions calquées sur l’anglais me dérangent beaucoup moins, voire me réjouissent, comme le fameux Bienvenue québécois, que l’on répond après que quelqu’un ait dit Merci.

Non seulement je trouve ça cute et sympathique, je le préfère de loin à la banale expression : De rien.

Pourquoi? Simplement parce que dans De rien, il y a le mot rien, tout simplement. Rien, c’est négatif. On devrait plutôt dire Tout le plaisir est pour moi, ou encore mieux Ça me fait plaisir! N’est-ce pas plus joli à entendre?

C’est pour ça que, lorsque j’entends dire Bienvenue, ça me fait plaisir aussi. Ça veut dire quelque chose exactement comme : Reviens-moi là-dessus quand tu veux, je serai là volontiers pour toi. Il y a quelque chose de vraiment bien senti dans le Bienvenue, quelque chose de sincère.

Quand on dit De rien, ou encore pire Pas de trouble (ouch!), on sent l’obligation d’être poli, sans plus. On sent même la gêne de poser un geste civique ou amical. Comme si on se sentait mal à l’aise d’aider son prochain ou simplement de lui faire plaisir.

C’est comme si l’on disait : C’est correct, mais je me demande vraiment si c’était une bonne idée ou encore : Ça me dérange pas de t’avoir aidé, mais ça ne vient pas vraiment de mon fond…

C’était le fond que je recherchais. Le voilà.

L’énigme de la pouliche

Sur Wikipédia, on peut lire qu’une pouliche est une jeune jument de moins de 3 ans.

(…)

Oubliez ça. Je ne parlerai pas de l’animal qui existe pour vrai. Je ne parlerai pas du fait que la pouliche n’a rien en commun avec le pou ou la poule, ni me bidonner maladivement du fait que pouliche rime avec relish.

Non.

Quand je pense à pouliche, je ne peux m’empêcher de penser à… ben oui, c’est ça. Vous me faites revenir en enfance, à l’époque de Grosse Douceur et des Câlinours.

Il y avait le dessin animé. Puis il y avait les poupées… ben les pouliches, là. Les gugusses en plastique mou, teintés de couleurs pastels (ou dans cette palette-là), qu’on vendait à l’époque des bibelots schtroumpfs en résine, du jeu Simon, et de la calculatrice du prof hibou brun (en plastique dur, celui-là, attention!). Genre. En tous cas, mes repères d’historien sont approximatifs. Peu importe.

J’ai un souvenir d’être un petit gars de… je ne me souviens plus. Je me souviens que j’ai été petit gars, mais l’âge exact m’échappe. Bref, je me rappelle très bien d’une scène très troublante par rapport au jeu des pouliches.

Vous devez d’abord savoir que… bien oui, j’ai joué aux pouliches quand j’étais petit gars.

Mais c’est pas ça la scène troublante!!!

La scène qui me reviens, c’est qu’une fille s’en ait indignée (et surtout très moqueuse), me disant que les pouliches, c’est un jeu de filles!

Traumatisé (quasiment), je me suis quand même rappelé que lorsque je jouais à la guerre avec mes copains, on disait que la guerre, la guerre… Non! C’est pas ça. On disait que les filles, elles, ne devaient pas jouer à la guerre. Et pourtant, dans La Guerre des tuques, c’est tout le monde qui…

On avait quoi, 10 ans? (Non, probablement moins, mais peu importe.) La leçon à retenir, c’est que j’ai été petit gars. Et j’ai joué avec les pouliches. J’ai joué à la guerre aussi, mais attention, pas en même temps! Je savais distinguer ces deux univers, je vous assure.

C’est fou comment on ait pu nous conditionner, si jeunes, à des stéréotypes sexuels. Il y avait GI Joe, pour les gars, puis il y avait les pouliches. Les barbies, aussi, c’était un jeu de filles. Un gars qui jouait avec des barbies, c’était une anomalie dans le système.

Bref, en créant ce système, on a introduit la ségrégation ludique (ça sonne savant, hein?). Les jouets et les jeux se sont genrés, séparant les petits gars des petites filles. À cause de très lucrative industrie du jouet (parce que créer des jouets pour chaque sexe, ça fait vendre deux fois, hein?), tout ce qui était jeu mixte était devenu dépassé.

Que reste t-il de cette époque? J’ai l’impression qu’on a fait des efforts pour rendre les jeux moins typés, mais c’est peut-être parce que je ne joue plus avec les pouliches depuis longtemps (c’était mon unique point de repère!)… ou parce que les petites filles que je vois ont des jeux plus intéressants, et plus neutres.

Je n’ai pas fait de thèse de doctorat là-dessus, alors mon échantillon de sujets n’est sans doute pas représentatif.

En tous cas, à suivre… mais obligatoirement par quelqu’un d’autre. Moi, j’ai autre chose à faire. Comme écrire sur les prochains sujets qu’on m’a commandés. Il m’en reste deux!

Et, en passant, ne cherchez pas l’énigme : c’était juste un titre pour rendre le message plus intrigant. Je trouvais que le titre Parlons de sexe était un peu cliché… quoique tout-à-fait justifié, hein?

Le pogo

Vous connaissez sans doute déjà le pogo… qui a déjà une tonne de sens, si je me fie à Wikipédia.

Saviez-vous que le pogo qui se mange (oui, je parle de la saucisse recouverte de pâte sur un bâton) tire ses origines d’un jeu purement inventé… au XIVe siècle?

Il y avait bien sûr de grandes différences. À l’époque, le petit bâton de bois n’existait pas. En fait, même le bois n’existait pas (!), alors on utilisait des bâtons en métal, comme des épées longues et minces (probablement des mousquets… sauf que ceux-ci ont été inventés au XVIIIe, alors ça marche pas pantoute mon histoire… Grr.). Toujours est-il que ces épées sont éventuellement devenues de simples broches en métal, pour finir comme des espèces de bâtons de popsicle taillés à la main, mais faits sur le long pour rester fidèle à la forme d’origine.

Le jeu consistait à prendre son bâton en métal et d’embrocher le plus d’œufs de dragon possible, qu’ils devaient trouver un peu partout dans la forêt, pour éventuellement les enrober dans de la cire d’abeille, les faire cuire, puis les manger. C’était un peu comme une chasse aux œufs de Pâques, mais en plus médiéval, et avec de vrais œufs de dragon. En plus, ça vous procurait une excellente source de gras de dragon et de cire d’abeille.

Or, puisque les dragons n’existaient pas (ou en tous cas, ils sont vites disparus parce que l’on mangeait les œufs, justement… ou bien ils étaient juste rares — les historiens ne s’entendent pas à ce sujet), on a pensé à chasser les démons, les gnomes et les farfadets. Malheureusement, là encore, on n’a pas eu énormément de succès.

Lassés de leur jeu impossible, les concepteurs ont décidé de remplacer les œufs de dragon par des saucisses, qu’on enrobe de pâte frite… et de juste les manger, finalement. Ils se sont consolé d’avoir inventé au moins quelque chose de mangeable. Merci à eux! (Bof.)

(D’ailleurs, je me demande ce que ça goûtait, un œuf de dragon…)

Vous l’aurez quand même compris, ces gens-là avaient quand même beaucoup de vision! Plusieurs siècles plus tard, on inventa le jeu de PokémonGo. C’est exactement le même jeu, sauf qu’au lieu de chasser des œufs de dragon, des démons ou autres créatures imaginaires, on chasse de vrais petits monstres qui sont censés rentrer dans une poche, comme un téléphone. La broche de métal est justement devenue une antenne reliée à un téléphone, elle-même reliée à une autre antenne où voyagent ces pures inventions modernes.

Mais attention! Voyez jusqu’où est allée leur vision : PoGo, c’est tout vraisemblablement l’abréviation de PokémonGo!

Incroyable mais vrai (parce que c’est mon blogue), ils ont raccourci le nom du jeu avant même qu’il existe!

Ah, ces chiens…

On dit que le chien est le meilleur ami de l’homme.

C’est vrai?

Moi, je n’ai pas de chien. Par contre, j’ai un meilleur ami… ou plutôt une meilleure amie.

Et je peux vous assurer que ma meilleure amie n’a rien à voir avec un chien!

En voici toute la démonstration.

D’abord, un chien, vous devez régulièrement sortir avec, pour aller le promener.

Ma meilleure amie et moi, on ne sort pas ensemble. On est juste amis. De plus, je ne l’enverrai jamais promener, parce que c’est une amie, et une personne que je respecte. Je fais donc attention à ce que je lui dis.

Bon, d’accord, on sort à l’occasion, pour aller faire des trucs un peu partout, et boire un verre, peut-être.

Quand vous sortez avec votre chien, il vous fait des trucs, et… il fait définitivement tout le contraire de boire… un peu partout, aussi.

Ensuite, une différence évidente : un chien branle la queue quand il est content de vous voir.

Moi, bien que je sois content de voir mon amie (la plupart du temps), je me garde quand même une petite gêne. Parce que c’est juste mon amie, et je suis juste son ami.

Un chien, ça peut vous sauter dessus pour vous accueillir, et vous lécher le visage pour vous montrer qu’il vous apprécie.

Ma meilleure amie, elle aussi, se garde une petite gêne.