Par la fenêtre (2)

Une camionnette blanche commerciale : « Calfeutrage Goyer ». Deux hommes — non, trois — discutent près de la porte ouverte, côté conducteur. L’un, t-shirt gris, cheveux courts. En face de lui, homme bâti, t-shirt noir. Un troisième, veste verte, kaki; il a des souliers blancs, dégradés vers le gris et bandes orange fluo. Les jambes nues, il porte un bermuda bleu jean. L’homme au t-shirt noir a des jeans noirs (ou d’un bleu très foncé), et des espadrilles noires. L’homme au t-shirt gris vient de monter dans la camionnette, sur le siège. L’homme au t-shirt noir a disparu. Celui qui est assis ferme la porte. L’homme à la veste verte continue de lui parler à travers la fenêtre, vitre baissée.

Le temps est gris clair. Nuages nuancés, gradués. La camionnette part, et l’homme à la veste verte fait quelques pas, puis s’arrête. Il consulte son téléphone, puis repart.

Une ribambelle d’enfants attachés par des cordes (une sorte de laisse les tenant ensemble aux bras, il semble) marchent sur le trottoir; dossards jaunes aux très fines bordures bleues. Ils sont deux groupes d’environ six chacun. Une femme qui accompagne un groupe se penche pour parler à l’un d’eux, et les voilà partis.

Camionnette blanche, style pickup, RAM 1500, stationnée. Le conducteur est-il à bord? Oui. Le voilà qui sort. T-shirt blanc, presque chauve, cheveux grisonnants, grassouillet. Il regarde une pancarte orange sur le trottoir, à proximité, indiquant une interdiction de stationner. Puis sa montre. Il se promène et regarde aux alentours. Le voilà au coin de la rue, sur le trottoir. Il rebrousse chemin. Bermuda noir, mains dans les poches. Souliers gris, sans lacets, il marche par ici, et traverse la rue.

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