Ouains. Pas si facile.

Je me suis rendu compte ce matin qu’écrire très tôt est difficile pour moi.

Il va sans doute falloir que je révise les règles que je me suis données hier. Et il y en avait plusieurs, l’aviez-vous remarqué?

Permettez-moi de les identifier de nouveau :

  1. écrire chaque jour un message qui :
  2. … sera bref;
  3. … fera sourire;
  4. … sera publié le matin;
  5. … inclura une dose de trafic de sens.
Ouf. C’est ambitieux comme objectif. D’abord, puis-je me permettre de publier chaque jour? Je m’étais déjà réservé le droit de rayer le dimanche de la liste. Ça me semble être raisonnable. Qu’en serait-il du samedi? Mon premier message a été écrit un samedi; ce serait incongru. Quoique, c’est moi qui fait les règles, n’est-ce pas? Bon. À méditer.
Ensuite, être bref? Voilà l’un de mes plus grands défis! Je regarde le message que j’ai publié hier. C’est quand même long. J’ai encore besoin de pratique et, sans doute, d’un soupçon de discipline pour ça. J’imagine que ça s’acquiert. Non, je veux croire que ça s’acquiert. Bon. Ça s’acquiert. Je viens de le décider.
Maintenant, faire sourire. Ici, au moins, j’ai été sage. Au moins je me suis réservé une marge de manœuvre, car aller jusqu’à promettre de vous faire rire chaque jour aurait sans doute été démesuré. Il arrive que mon intuition me serve bien. Et, heureusement, on peut faire sourire de plusieurs façons : on peut être drôle, bien sûr, mais aussi tendre, positif, inspirant. Peu importe l’émotion exacte que ça provoque, (se) faire du bien le matin démarre quand même bien la journée, n’est-ce pas?
Bon. Publier le matin, parlons-en. J’imagine qu’à la limite, je pourrais écrire mes texte d’avance, disons la veille et, en jouant avec les fonctionnalités du service Blogger, j’arriverais à programmer mes publications pour qu’elles s’exécutent automatiquement le lendemain matin, à une heure précise, comme c’est le cas avec WordPress.
Je pourrais faire ça… si c’est techniquement possible. (à jeter un bref coup d’œil sur l’interface, je me décourage déjà de constater que cette fonction, si elle existe, semble camouflée ou engloutie par le manuel d’instruction… dont j’ignore totalement l’existence!)
Sauf que j’ai l’impression que ça tuerait la spontanéité.
Vous voyez, quand j’écris, j’ai l’impression de pouvoir traduire mes émotions en direct. Surtout pour un blogue comme celui-ci, qui est très personnel. Repousser le moment de publication m’apparaitrait comme une trahison. Je sais que c’est ridicule. Voilà un beau problème.
Et!
Finalement, le fameux « trafic de sens« . Bon, déjà là, une déception. Selon Larousse et Robert, le mot trafic ne peut être utilisé au sens de « modification du sens ». Argh! dis-je en enfonçant mes incisives dans la chair de mes pouces. Pourtant, trafiquer a le sens de « falsifier ». De qu’est-ce c’est?
Je suppose que c’est encore un tour du temps qui pète. J’expliquerai le tout dans un prochain message. Donnez-moi juste le temps de l’inventer…
11h33. Ouains. En tous cas…

Comment j’ai l’intention de procéder

Bon, alors voilà. Le blogue est en ligne. Ainsi soit-il.

Maintenant, quoi faire avec? Il va bien falloir que j’établisse des règles, que je me dote d’une ligne directrice pour que ça fonctionne pour vrai, hein?

D’ailleurs, qu’est-ce que j’entends par fonctionner pour vrai? Je suppose que ça veut dire écrire pour être lu. Sinon, à quoi bon écrire, hein?

Tiens, je vais me lancer un défi : écrire chaque jour quelque chose. Voici un défi plus grand : écrire un message (Bloogle appelle-ça comme ça, ce que je suis en train d’écrire : un message) assez bref pour dire ce qu’il a à dire, tout en essayant de vous décrocher un sourire pour débuter la journée. 🙂

Euh… Hein? Qu’est-ce que je viens d’écrire là? Débuter la journée?

Ouf! Si je dois publier le matin, ça veut dire me lever tôt! Au moins, assez tôt pour que vous puissiez l’attraper avant de partir vaquer à vos occupations.

Oh! Tiens!

Voilà un bel exemple de sujet pour commencer. Je m’offre — et à vous aussi — un petit cours de français et de culture générale.

Et pourquoi pas un premier trafic de sens, puisé à même mon imagination?

Alors voilà. Saviez-vous que le verbe vaquer veut dire notamment être en vacances? Alors, je me demande : pourquoi vaquer à ses occupations veut dire quasiment l’inverse? Étrange, non?

Vaquer vient du latin vacare, qui veut dire être vide. Comme c’est le cas d’un terrain vacant. On a commencé à utiliser vaquer à dans le sens de s’occuper de à partir du XIVe siècle (selon mon ami Robert).

Et pourtant, le premier sens de vaquer du dictionnaire, c’est bel et bien dans le sens de prendre congé!

Juste à cause d’un petit à, le sens change drastiquement. Bizarre, non?

Voici peut-être un début d’explication (au sens trafiqué, si vous suivez bien).

Donc, pour nos ancêtres latins, vaquer voudrait dire être vide. Pourtant, pour la plupart des gens, c’est après une journée de travail qu’on se sens vidé, non?

Alors… J’imagine qu’on se vide à petit feu chaque jour. L’exercice de nos activités quotidiennes produirait ainsi un épuisement progressif dans notre corps et notre esprit.

D’ailleurs, le petit à qui suit immédiatement le verbe vaquer sert à marquer justement l’avenir, ce qui vient. Vous en doutez?

Alors voici mon irréfutable démonstration : en musique, dans les pays anglo-saxons, la lettre A représente la note la (c’est vrai, hein?). Et, dans La mélodie du bonheur, dans la chanson pour apprendre les notes, pour la note la on dit l’endroit où vous allez. Vous me suivez, hein?

Ensuite, il suffit d’ajouter un accent grave pour marquer l’importance du concept.

Donc : à = A = la = là = vers où on va = l’avenir, ce qui vient

TADAM! Mystère résolu.

Ainsi, notre réservoir d’énergie et de patience se vide sans qu’on en ait conscience, et devient vacant jusqu’à ce qu’on l’occupe avec de nouvelles calories… de sens à notre vie. Et la vie devient vide de sens lorsqu’on ne la nourrit pas.

Alors, pour vous encourager — et pourquoi pas pour moi aussi — je vous offre le meilleur déjeuner qui soit : une bonne dose de trafic de sens chaque jour.

La vocation du blogue est réglée. Régalez-vous!

(Bon, déjà presque neuf heures. Je peux faire mieux.)