Écrire à tout prix

Écrire a tout pris. Même les mots ont été saisis.

Écrire a la touche pour taper sur le caractère.

C’est vrai qu’il applique tout à la lettre, by the book.

Et dans son livre à lui, je devais remettre à la page ce qui lui appartient.

Voyez le résultat : je suis sans mots!

Note linguistique : J’ai été incapable de déterminer avec certitude si le dernier mot doit s’écrire au singulier ou au pluriel. Il semble y avoir un débat sur son usage. Qui l’aura? Qui ne dit consent.

100, ça sionne elles.

Voilà un message de plus en ligne, et celui-ci en dira encore plus.

Bien alignés sur ce blogue, il y en avait déjà (1 + 1 + 1 + 1 +…) — je sais que c’est toujours un plus quand on publie un nouveau message, mais quand on arrive finalement à faire pousser des chiffres ronds suivant la ligne, nos yeux s’arrondissent aussi.

J’imagine que quand ça fait cent, ça fait sens. Alors, on souligne et on continue.

Et si je peux aussi souligner la Journée de la femme à ma façon, souhaitons que beaucoup de petits plus parviennent en bout de ligne à un égal.

Mais avant d’en arriver au bout, cette ligne de conduite, celle qui montre l’exemple, ne doit pas se briser. Il faut suivre celle qui continue; celle qui représente le droit chemin.

Quand elle ment, la méchante vache rit.

Tiens donc.

J’étais curieux de savoir d’où vient l’expression vachement, très populaire chez nos amis Français.

(Parce que c’est vachement intriguant, avouez.)

Je suis donc allé demander à Robert, mais il en savait trop peu à mon goût. Alors j’ai demandé à Dieu (c’est-à-dire Google), et… il m’a assez bien répété ce que Robert avait dit.

Bref. Voici ce que ces deux sages m’ont dit en chœur.

À l’origine, le mot vachement avait un sens péjoratif (de manière vache). On l’employait pour dire méchamment, durement (c’est Robert qui dit ça).

Ce sens a vieilli pour qu’il prennent le sens de très, beaucoup. Voyez comme il a beaucoup vieilli. Il a très vieilli. On peut dire aujourd’hui qu’il a vachement vieilli.

Tu parles d’une évolution radicale, toi. Non mais…

Non mais regarde : méchamment à beaucoup. Allô?

C’est quoi le lien? Ainsi provoqué, je ne chercherai pas plus loin. Je vais trouver une explication par moi-même (quitte à inventer un sens). Et mon explication à tout casser sera :

C’est la faute des Français! Il modifient le sens des mots comme ils veulent. Il n’y a pas de sens à donner à cette évolution du négatif à la quantité ou l’ampleur.

Un instant! L’avocat de la défense de la République souhaite rappeler aux lecteurs que les Québécois utilisent le mot méchant pour dire quelque chose qui veut presque dire la même chose. Notamment dans l’expression utilisée dans le message d’hier : une méchante débarque. Ça veut dire : toute une débarque, une très grosse débarque! Donc une très beaucoup grosse débarque! Vous voyez? Même chose.

Bon. Je m’auto-déclare coupable devant cette démonstration presque crédible.

De toute façon, dire vachement dans un sens positif n’est pas pire que l’expression écoeurant qui a veilli pour dire presque son contraire au Québec. (Voyez que j’ai subtilement utilisé les mots pas pire dans le sens français.)

Au tour des Français de nous poser des questions.

Se casser le bécyk.

Les Français disent : Casse-toi! pour dire : Dégage! (l’équivalent québécois étant : Déc..isse!)

Chez nous on se casse… le bicycle! Drôle d’expression, n’est-ce pas? Ça n’a pourtant rien à voir avec faire de l’air. Et même si on le voulait très fort, il n’y a aucun lien avec le fait de briser un vélo. Non. Quoique…

Le bicycle représente la tête, évidement. Ainsi : Ne te casse pas la tête! = Ne te casse pas le bécyk. Ça fait sûrement référence à la roue de la bicyclette qui tourne très vite pour représenter les idées qui défilent rapidement dans la tête pour trouver une solution à un problème très embêtant. Je suppose.

Et bien, à force de trop tourner, la roue décollerait et le vélo se casserait car il prendrait une méchante débarque… et nous avec! Voilà! Le sens est apparu. (Genre.)

C’est drôle aussi que, pour représenter la même idée de la tête qui laisse aller un tourbillon de pensées en vrac, on utilise aussi l’image de la roue avec un petit hamster dedans. Aviez-vous vu le lien? Voilà. C’était ma petite pensée du vendredi.

Bon. Je fais du coq à l’âne, pour vous faire une petite plogue gratuite est complètement désintéressée (mais le sujet est intéressant, lui). C’est que, juste pour le plaisir, j’ai cherché sur Internet cette expression se casser le bicycle, et je suis tombé (je dirais en amour, presque) sur un site très sympathique, qui décortique justement à peu près toutes les expressions québécoises qu’on peut entendre ici et là.

Le site, qui est en fait un blogue, comme celui-ci, est écrit en anglais, et s’adresse en particulier à ceux qui apprennent le français avec un accent québécois, ou autrement dit, qui veulent apprendre à comprendre la parlure québécoise. On présente les expressions à partir d’un contexte précis, par exemple, une publicité ou une émission de télévision où un mot ou une expression a été utilisée.

Fait cocasse, l’auteur se fait appeler Felix par des visiteurs (drôle, hein?). En fait, j’ai beau chercher, mais nulle-part je n’ai vu l’auteur se nommer. En tous cas, cette personne a écrit au-dessus de 1000 messages (entre 2010 et 2016… et y aura t-il une suite?), et j’ai lu des commentaires fort intéressants. À découvrir!

Voici l’adresse : https://offqc.com/

Où es-tu, inspiration?

On dirait que l’inspiration ne s’est toujours pas réveillée. En tous cas, elle ne se manifeste d’aucune façon depuis hier soir (voir le message du 1er mars). À moins qu’elle se camouffle sous une forme inhabituelle? Si c’est le cas, elle nous a bien eus!

De toute façon, la tête n’a pas assez d’énergie pour la retrouver.

On verra demain.