Publié, non diffusé.

Oui, j’ai écrit hier, et j’ai même mis le tout en ligne. Je n’en ai juste pas parlé à mon réseau.

J’ai vu qu’il y a quand même eu des visites (des abonnés?). C’est gentil de passer.

C’est un texte politique, que j’aurais aimé retravailler. Dans ma tête, c’est encore un brouillon, peut-être même un brainstorming. Je pourrais le changer entièrement. Je voulais juste me donner la peine de l’écrire plutôt que garder mes idées pour moi. Ce n’est pas nécessairement de bonnes idées. C’était juste un exercice de réflexion… et d’écriture.

Merci de cliquer sur le lien de l’article (le message) si vous souhaitez le lire. Comme ça je pourrai voir que vous êtes venus.

1984

Par rapport à l’évènement de dimanche dernier, voici peut-être la version de l’histoire qui sera retenue par le Ministère de la Vérité :

29 janvier de l’an 1. Dans la ville de Québec, un groupe de musulmans ont réagi violemment alors qu’un jeune homme est entré dans la mosquée où ils se trouvaient. Un homme armé a fait feu. Il a été arrêté. Six autres sont portés disparus depuis cette tragédie.

(…)


Mon message d’aujourd’hui n’est pas drôle du tout. C’est un plutôt un cri du cœur.

Parce que, oui, j’ai peur que la situation actuelle nous mène au monde de Winston Smith et de Big Brother.

Il n’y a rien de drôle. Tout sauf drôle. Car on s’éloigne de plus en plus de la science fiction. Je pense qu’il faut le voir les récents évènements, incluant les déclarations qui ont suivi, comme une claque au visage. On est dans la merde, là.

Bon. Quoi faire, maintenant? Que puis-je faire, moi, premièrement? Est-ce que je peux écrire sur le sujet, sans être moralisateur, sans tomber dans le cliché ou dans les solutions faciles?

Je vais donner mon opinion, tiens. On point où on en est ; une de plus ou de moins… J’ouvre la bouche de mon clavier, et je vais essayer de lui faire dire quelque chose d’intelligent.

Alors voici. À mon avis, l’erreur serait de pointer du doigt un individu, ou même un groupe d’individu en particulier, car en le faisant, nous rejetons notre propre responsabilité. Parce que ce sont nous tous, les responsables. Il y a quelque chose qui cloche dans notre société pour que certains individus se dressent contre d’autres de manière aussi gratuite et si froide. On parle d’êtres humains, là… des deux côtés. C’est grave, là. Or, je crains (comme d’autres, sans doute) que ce genre d’évènement soit le début d’une escalade de haine sans précédent, nourrie par les médias sensationnalistes et le tourbillon des médias sociaux.

Prenons par exemple les commentaires que j’ai lu hier sur YouTube, du genre que les musulmans doivent être tués, point; que Justin Trudeau ne parle pas en leur nom lorsqu’il dit que les musulmans sont bienvenus chez nous; ou que l’attentat était justifié à cause du 11 septembre. Je parle de plusieurs personnes, ici, sur un petit échantillon!

Pourtant, on sait que lorsque des attentats sont commis par des musulmans, généralement, eux-aussi sont aussi parmi les victimes. Or, quand quelqu’un se suicide après avoir tué d’autres personnes, ira t-on se venger en tuant les membres de sa famille déjà endeuillée? Il y a quelque chose qui cloche que l’on applaudisse la mort de personnes qui n’ont rien fait.

Mais ça va plus loin avec les gens qui portent en eux cette haine, qu’ils passent à l’acte ou non.

Ce genre de personnes votent. Elles se trouvent sans doute (marginalement, on l’espère) parmi la moitié des Américains qui ont voté républicain à la dernière élection.

Ces personnes ont un cerveau. Elles ont des émotions. Elles se sentent mal. Elle votent.

Maintenant que c’est gagné, on leur donnera des bonbons pour avoir bien voté. Ils crieront victoire! Il remercieront leur leader de leur avoir redonné une fierté. La haine montera contre ceux qui crient des bêtises à leur leader chéri, et contre tous les groupes qui veulent les empêcher d’arrêter de jouir de leur vie. Ils justifieront leurs crimes les uns après les autres. Ils réécriront la constitution, supprimeront les élections, car ils auront enfin une voix, de l’amour, de la force. Ils crieront victoire. Ils crieront : vive BB!… et souhaiteront la mort ceux qui le critiquent.

On est déjà dans la merde, plus que jamais. C’est déjà en train de se passer. Alors, on fait quoi?

Vous serez d’accord avec moi que lorsque nous regardons ou lisons les nouvelles avec nos opinions toutes faites, sans aller jusqu’à bien comprendre les faits, nous contribuons à perpétuer ce cycle de la haine. Seriez-vous aussi d’accord que nous sommes aussi coupables de nos silences et nos peurs de débats intelligents et respectueux? Lorsque nous refusons de parler et d’écouter le point de vue de ceux avec lesquels nous avons un désaccord, ne contribuons-nous pas à laisser s’installer, malgré nos résistances, ce monde différent?

J’ai vraiment peur de ce qui s’en vient. Rien ne sera comme avant. Il faut absolument trouver les mots pour se parler. C’est notre seule chance de nous sortir de cette merde dans laquelle nous serons tous.

Face au changement

Ouf! Que j’ai trouvé le temps long à m’abstenir d’écrire pour deux longues journées! (En fait, je triche, même : j’écris plutôt ce message « ce soir » (qui est dimanche, au moment d’écrire ceci), qui sera « la veille » demain (soit lundi), qui est aujourd’hui pour vous… en tous cas, quand il sera publié! Mêlant, hein? Je fais exprès!) Pour ceux qui viennent de se joindre au blogue, j’ai décidé récemment d’arrêter d’écrire les samedis, alors que je prenais déjà congé les dimanches. Quel supplice!

Non mais, sans blague. Ne pas écrire pour si longtemps me semble insoutenable! Je n’aurais jamais pensé que l’écriture de ce blogue deviendrait comme une espèce de drogue. Écrire peut créer une dépendance. Maintenant, vous êtes prévenus.

Tiens, je vais tenter une nouvelle expérience : je vais séparer mon message en deux. J’enregistre le tout maintenant (dimanche soir), et je poursuivrai demain (lundi). On verra bien ce que ça donne. Peut-être que demain mon humeur aura changé? Le ton suivra t-il? C’est ce que vous découvrirez dans la prochaine partie de CE MESSAGE. (à suivre…)

Ouf! (deuxième partie). La journée a été longue! Je ne suis effectivement pas de même humeur que hier soir : je suis fatigué! J’ai quand même pensé à quelque chose pour être original : j’ai pensé à l’histoire du vilain petit canard. Puisque j’avais déjà intitulé mon message « Face au changement », je trouve que c’est d’autant plus approprié. 

Voici une tentative de blague. C’est l’histoire du vilain petit canard qui rentre dans une mare. Il regarde dans l’eau et tombe face à face avec son reflet. Il lui dit :

— Wow! Tu viens souvent ici? En tous cas, si jamais tu repasses dans le coin, Mon Dieu, fais-moi cygne!

Face au changement. Mare du coin-coin.

Ré glisse

– Et puis, ton projet qui était sur la glace, en as-tu glissé un mot à la rencontre?
– Mieux! J’en ai glissé deux!
– Et puis? Ça a fait son chemin?
– D’une certaine façon, ça a avancé très vite, mais il y a eu des dérapages en cours de route.
– Ouf! Le climat a dû être mauvais.
– Plutôt, oui. Ça arrive qu’un froid s’installe. J’ai juste mal tombé.
– En même temps, si les esprits s’étaient échauffés, ça aurait pu tomber à l’eau.

L’empire empire?

Bon. Va falloir qu’on m’explique, là.

Téléphone, téléphoner et téléphonique sont trois mots dont on reconnaît facilement la parenté. Il y a un nom, un verbe et un adjectif au tour d’un même concept.

Maintenant :

Empire, empirer et empirique sont trois mots qui semblent assez proches merci, mais qui ont des origines et des sens complètement différents.

Voyez par vous-mêmes :

  • Empire : Autorité absolue, et l’ensemble d’états soumis à cette autorité.
  • Empirer : Devenir pire.
  • Empirique : Le contraire de rationnel, méthodique, scientifique.

On a pourtant un nom, un verbe et un adjectif qui commencent tous par empir…!

C’est fou, non? Pourquoi la langue français est aussi capricieuse?

Il est temps de rectifier le tir en proposant de nouvelles définitions.

On peut partir du nom empire et le décliner ainsi :

Empirer : Prendre le pouvoir absolu, en massacrant tous ses adversaires à Risk.
Empirique : Tout ce qui monte à la tête de l’autorité absolue.

Ou encore, à partir d’empirer :

Empire : une chose pas pire, qui devient pire.
Empirique : qui a un potentiel d’empirer.

Et pourquoi pas, à partir d’empirique :

Empire : Charlatan.
Empirer : Perdre en crédibilité.

Ce sont des suggestions. Je ne souhaite aucunement que mon blogue empire, ni plus qu’il fasse autorité absolue. Ma démarche est expérimentale, donc empirique, et ça devrait vous suffire.