Se casser le bécyk.

Les Français disent : Casse-toi! pour dire : Dégage! (l’équivalent québécois étant : Déc..isse!)

Chez nous on se casse… le bicycle! Drôle d’expression, n’est-ce pas? Ça n’a pourtant rien à voir avec faire de l’air. Et même si on le voulait très fort, il n’y a aucun lien avec le fait de briser un vélo. Non. Quoique…

Le bicycle représente la tête, évidement. Ainsi : Ne te casse pas la tête! = Ne te casse pas le bécyk. Ça fait sûrement référence à la roue de la bicyclette qui tourne très vite pour représenter les idées qui défilent rapidement dans la tête pour trouver une solution à un problème très embêtant. Je suppose.

Et bien, à force de trop tourner, la roue décollerait et le vélo se casserait car il prendrait une méchante débarque… et nous avec! Voilà! Le sens est apparu. (Genre.)

C’est drôle aussi que, pour représenter la même idée de la tête qui laisse aller un tourbillon de pensées en vrac, on utilise aussi l’image de la roue avec un petit hamster dedans. Aviez-vous vu le lien? Voilà. C’était ma petite pensée du vendredi.

Bon. Je fais du coq à l’âne, pour vous faire une petite plogue gratuite est complètement désintéressée (mais le sujet est intéressant, lui). C’est que, juste pour le plaisir, j’ai cherché sur Internet cette expression se casser le bicycle, et je suis tombé (je dirais en amour, presque) sur un site très sympathique, qui décortique justement à peu près toutes les expressions québécoises qu’on peut entendre ici et là.

Le site, qui est en fait un blogue, comme celui-ci, est écrit en anglais, et s’adresse en particulier à ceux qui apprennent le français avec un accent québécois, ou autrement dit, qui veulent apprendre à comprendre la parlure québécoise. On présente les expressions à partir d’un contexte précis, par exemple, une publicité ou une émission de télévision où un mot ou une expression a été utilisée.

Fait cocasse, l’auteur se fait appeler Felix par des visiteurs (drôle, hein?). En fait, j’ai beau chercher, mais nulle-part je n’ai vu l’auteur se nommer. En tous cas, cette personne a écrit au-dessus de 1000 messages (entre 2010 et 2016… et y aura t-il une suite?), et j’ai lu des commentaires fort intéressants. À découvrir!

Voici l’adresse : https://offqc.com/

Où es-tu, inspiration?

On dirait que l’inspiration ne s’est toujours pas réveillée. En tous cas, elle ne se manifeste d’aucune façon depuis hier soir (voir le message du 1er mars). À moins qu’elle se camouffle sous une forme inhabituelle? Si c’est le cas, elle nous a bien eus!

De toute façon, la tête n’a pas assez d’énergie pour la retrouver.

On verra demain.

Pourquoi écrire passé 22h (surtout quand on a rien à dire)?

Parce que c’est la vie. C’est ma promesse. C’est la règle que je me suis donnée sur ce blogue : écrire chaque jour.

Bien sûr, il arrive qu’on arrive tard, et que la tête semble nous supplier : Dégonflez-moi, j’ai juste envie d’un oreiller… Alors on sait que l’inspiration, elle, s’est déjà couchée. Parce qu’elle est à plat. Elle dort comme une buche. Elle ronfle en cachette.

Voilà. Ai-je besoin d’en rajouter, à cet humble message? Ainsi imparfait soit-il.
Alors, bonne nuit, ma tête. Tâche de ne pas réveiller l’inspiration trop tôt.
J’en aurai besoin demain.