Écris n’importe quoi

Bon. Je me résigne définitivement (hum… je parle peut-être un peu vite; disons, résolument, ce sera plus prudent) à écrire quelque chose chaque jour, peu importe la nature de ce que j’écris.

L’objectif, après tout, c’est d’écrire quelque chose; que ce soit drôle, intelligent, instructif, poétique, revendicatif, stupide ou autre.

Mais pourquoi se résigner? Je choisis, tout simplement. J’aime écrire toutes sortes de choses, justement.

***

Eh oui! J’ai écrit tellement de choses dans ma vie… (Oh là, là! Ça sent la confidence…)

Non, mais je veux dire…

Ah pis! Je vous raconte ma vie. (Parce que c’est mon blogue.)

Je vous raconte ma vie sous l’angle de l’écrit, bien sûr.

Euh… Bon. Ça commence avec quoi? Aussi loin que je me rappelle… J’ai commencé par écrire des chansons (on aurait pu dire des poèmes, mais la musique venait déjà avec). Du temps où je chantais dans une chorale, sans doute.

L’une d’elle (c’était peut-être la seule dont je me souvienne), c’était une chanson de St-Valentin. Eh oui! J’étais en quoi… 5e année? Ben oui! Une chanson de St-Valentin. Il était temps, non? Vous en connaissez beaucoup de chansons pour un 14 février?

Ne me demandez pas les paroles exactes. Je me souviens que ça commençait par Ô cher cupidon… et que ça finissait par …l’amour et l’amitié.

Je suis sérieux, là! Avouez que c’est cute. J’avais 10 ans (à peu près). Bien sûr, ça vous prend un peu d’imagination pour trouver ce qui se trouve entre les deux, mais quand même : 10 ans! Je l’avais chanté à l’école avec une voix d’alto. Public en délire.

Quoi d’autre?

J’ai écrit des histoires de science fiction. Électropolis. Un projet de roman qui a malheureusement avorté. C’est trop long à décrire. Et c’était probablement trop long à écrire, d’ailleurs. C’était au secondaire, cette fois-ci, et ça m’a suivi jusqu’au cégep. L’histoire de ma vie au secondaire en est teintée. Jusque dans l’album des finissants, et après plusieurs pupitres gribouillés. Ah! Nostalgie…

D’ailleurs, j’aimerais bien réécrire des histoires de SF un jour. Ça viendra peut-être.

Quoi d’autre?

J’ai écrit des articles, des lettres, des chroniques, des contenus web, des guides d’utilisation, des travaux d’école (bien oui, comme tout le monde); des trucs sérieux, des trucs humoristiques, du n’importe quoi. Beaucoup de courriels et de messages sur les forums de discussion, incluant les commentaires. C’est pratique de pouvoir écrire.

Ah! Tiens. Un souvenir. Le meilleur investissement de ma vie (dis-je avec beaucoup d’exagération) : un cours de dactylo au secondaire. Bon, ça s’appelait probablement initiation au clavier, en sachant très bien que la machine à écrire allait éventuellement disparaître au profit du clavier d’ordinateur, mais n’empêche : le cours se donnait sur un clavier QWERTY typique, que j’utilise encore aujourd’hui.

Ce cours m’a sans doute sauvé des heures de travail. Je sais où placer mes doigts et je connais mes touches à peu près par cœur. Je ne passe pas (encore) mes journées à écrire, et je tape moins rapidement qu’une secrétaire, mais je peux dire que je sais taper.

D’ailleurs, je me serais sans doute tapé sur les doigts de ne pas avoir pris ces cours, où j’ai appris à la dure (preuve : il fallait taper fort sur les touches; disons que ça prenait la touche pour ça).

La suite plus tard.

Que voulez-vous que je vous dise?

J’aurais aimé avoir quelque chose de rigolo à dire ce soir, mais l’inspiration est vraiment trop bien cachée. Tant mieux pour elle. J’ai envie de la laisser se reposer un peu. Bientôt, elle ressortira avec plein d’autres tours à jouer aux mots.

Alors ce soir, je vais plutôt écrire à propos de cette difficulté d’écrire lorsque l’inspiration n’est pas au rendez-vous. Lisez si ça vous chante. Moi, mon objectif est atteint. Vous comprendrez en lisant.

Commençons par régler le cas de cette espiègle rebelle qui n’a aucun besoin d’être présentée. Pourtant, vous vous en doutiez sans doute : l’inspiration ne se commande pas d’elle-même; il y a toujours quelque chose qui la provoque.

De toute façon c’est connu : pour écrire, il faut toujours partir de quelque part. À la limite, on peut tout simplement commencer avec quelques mots banals, et on ajoute ensuite ce qui nous vient en tête, comme ça vient. En tous cas, pour moi, ça fonctionne bien comme ça.

Toujours est-il qu’il faut partir de quelque part. Avec une intention? Peut-être. Peut-être que non. Ça dépend. Ça dépend de quoi? Ça dépend de l’objectif qu’on a donné pour ce que l’on écrit ou que l’on veut écrire.

Vous voyez, sur ce blogue, je me suis donné des objectifs, en plus d’une mission. L’un des objectifs est d’écrire chaque jour, sauf le dimanche. Je dis objectif, mais c’est plus une règle ou un moyen. Un objectif doit viser un but, et dans ce cas, le but, c’est la discipline.

En fait, il y a deux buts (on pourrait aussi dire deux objectifs) : me discipliner, oui, mais aussi pratiquer mes aptitudes à l’écrit, pour que je sois plus rapide et plus agile. Dans les deux cas, mon défi est d’apprendre à être un écrivain (ou un rédacteur?) rigoureux et discipliné. On pourrait dire que ce but serait de discipliner ma pratique. Voilà. C’est presque tout à fait ça. Et le moyen de le faire, c’est la règle : celle d’écrire chaque jour.

Or, la mission de mon blogue comprend en partie cet objectif de pratique, mais aussi celle d’intéresser et de divertir d’éventuels lecteurs (je sais qu’il y en a déjà quelques uns). J’ai déjà abordé ce dilemme plus tôt, dans les premiers messages envoyés (ou articles publiées).

Je devais parler de la difficulté d’écrire en manque d’inspiration. Le problème c’est la contrainte. Ici, la contrainte, c’est d’écrire chaque jour. Et puisque l’inspiration ne se commande pas, j’ai deux choix : soit passer par dessus la règle (celle d’écrire chaque jour), soit contredire en partie la mission, c’est-à-dire de divertir.

En ce moment même, je vis ce dilemme. Je me fais plaisir à moi-même en répondant à mon objectif, et en même temps, je risque de faire fuir mes lecteurs, qui s’attendent à être divertis.

Mais il y a plus! Il y a pire! Il y avait une autre contrainte : celle d’être bref! Voilà que je l’ai transgressée honteusement. Toutefois, cette allusion est hors sujet, alors je peux au moins passer rapidement dessus.

Au final, la difficulté, c’est le fait qu’en temps normal, on écrit quelque chose d’intéressant les jours où l’inspiration se pointe en puissance, sinon on attend le jour suivant. Difficile d’avoir quelque chose d’intéressant à écrire chaque jour. Peut-être est-ce simplement une question d’expérience?

Peu importe. Pour contourner cette difficulté, mon truc à moi, c’est de varier les sujets. Si l’inspiration refuse de jouer avec les mots, je me résigne à parler de moi. À parler de ça, de ce sujet. Au moins je répond à l’une des règles et je me fais plaisir.

(Tant pis pour celle de la brièveté.)

Un aveu…

J’avais dit précédemment que j’écrirais toujours la même chose lorsque je ne me sens pas inspiré du tout.

Je dois avouer que ça me chicotte un peu de devoir faire ça. Je n’aime pas trop l’idée d’avoir des messages répétitifs. Je préfèrerais juste écrire ce qui me passe par la tête, quitte à que ce soit banal, comme maintenant.

Mais, en fait, l’est-ce vraiment? Est-ce que les pensées que je transmets sur ce blogue sont si banales que ça? Voilà une réflexion que j’ai à l’instant même (à quelques secondes près, on s’entend…).

En effet, même si j’ai l’air de dire des choses futilement, je raconte pourtant mon expérience de blogue quotidien : pourquoi cela ne serait-il pas intéressant et utile de le faire?

Je médite là-dessus, et le message de demain reflètera sans doute un début de réponse…

La même chose.

Rien d’inspirant à dire aujourd’hui. Juste peut-être signaler que j’ai ajouté des « libellés » (des étiquettes, mots-clés, catégories, peu importe!) à mes précédents articles (oups! « messages ») pour regrouper les messages de même type. Il suffit de cliquer sur un sujet pour les obtenir. Sujet à changement. Tiens, un jeu de mots…

Samedi dilemme

Hum… pas facile d’écrire chaque jour. Surtout un samedi matin! L’inspiration tarde, et j’ai peur de devenir ennuyant. Faut dire que, réfléchir, c’est pas toujours reposant.

Voici mes options :

  1. continuer de me creuser la tête pour publier quelque chose d‘intéressant chaque matin, risquer de me perdre et me brûler, sans aucune garantie de résultats… et déprimer de ne pas être à la hauteur = être trop exigeant avec moi-même;
  2. abandonner l’idée de tenir un blogue ici = refuser la demi-mesure; c’est tout ou rien;
  3. changer les règles de contenu ou de fréquence de publication = accepter humblement de réduire mes exigences, tout en restant discipliné.
Bon. J’ai choisi. Je souhaite poursuivre le blogue, en acceptant que ce sera difficile d’être performant. Cependant, je vais essayer de publier chaque jour, quitte à que ce soit banal. C’est une question de conserver l’habitude, sinon j’ai peur d’oublier. C’est le sacrifice que je me permets de faire.
Tiens, j’ai une idée. Si je n’ai absolument aucune inspiration, j’indiquerai toujours la même chose dans le titre, question de ne pas vous faire perdre du temps à tout lire.
Bonne idée?
Félix

Ouains. Pas si facile.

Je me suis rendu compte ce matin qu’écrire très tôt est difficile pour moi.

Il va sans doute falloir que je révise les règles que je me suis données hier. Et il y en avait plusieurs, l’aviez-vous remarqué?

Permettez-moi de les identifier de nouveau :

  1. écrire chaque jour un message qui :
  2. … sera bref;
  3. … fera sourire;
  4. … sera publié le matin;
  5. … inclura une dose de trafic de sens.
Ouf. C’est ambitieux comme objectif. D’abord, puis-je me permettre de publier chaque jour? Je m’étais déjà réservé le droit de rayer le dimanche de la liste. Ça me semble être raisonnable. Qu’en serait-il du samedi? Mon premier message a été écrit un samedi; ce serait incongru. Quoique, c’est moi qui fait les règles, n’est-ce pas? Bon. À méditer.
Ensuite, être bref? Voilà l’un de mes plus grands défis! Je regarde le message que j’ai publié hier. C’est quand même long. J’ai encore besoin de pratique et, sans doute, d’un soupçon de discipline pour ça. J’imagine que ça s’acquiert. Non, je veux croire que ça s’acquiert. Bon. Ça s’acquiert. Je viens de le décider.
Maintenant, faire sourire. Ici, au moins, j’ai été sage. Au moins je me suis réservé une marge de manœuvre, car aller jusqu’à promettre de vous faire rire chaque jour aurait sans doute été démesuré. Il arrive que mon intuition me serve bien. Et, heureusement, on peut faire sourire de plusieurs façons : on peut être drôle, bien sûr, mais aussi tendre, positif, inspirant. Peu importe l’émotion exacte que ça provoque, (se) faire du bien le matin démarre quand même bien la journée, n’est-ce pas?
Bon. Publier le matin, parlons-en. J’imagine qu’à la limite, je pourrais écrire mes texte d’avance, disons la veille et, en jouant avec les fonctionnalités du service Blogger, j’arriverais à programmer mes publications pour qu’elles s’exécutent automatiquement le lendemain matin, à une heure précise, comme c’est le cas avec WordPress.
Je pourrais faire ça… si c’est techniquement possible. (à jeter un bref coup d’œil sur l’interface, je me décourage déjà de constater que cette fonction, si elle existe, semble camouflée ou engloutie par le manuel d’instruction… dont j’ignore totalement l’existence!)
Sauf que j’ai l’impression que ça tuerait la spontanéité.
Vous voyez, quand j’écris, j’ai l’impression de pouvoir traduire mes émotions en direct. Surtout pour un blogue comme celui-ci, qui est très personnel. Repousser le moment de publication m’apparaitrait comme une trahison. Je sais que c’est ridicule. Voilà un beau problème.
Et!
Finalement, le fameux « trafic de sens« . Bon, déjà là, une déception. Selon Larousse et Robert, le mot trafic ne peut être utilisé au sens de « modification du sens ». Argh! dis-je en enfonçant mes incisives dans la chair de mes pouces. Pourtant, trafiquer a le sens de « falsifier ». De qu’est-ce c’est?
Je suppose que c’est encore un tour du temps qui pète. J’expliquerai le tout dans un prochain message. Donnez-moi juste le temps de l’inventer…
11h33. Ouains. En tous cas…

Comment j’ai l’intention de procéder

Bon, alors voilà. Le blogue est en ligne. Ainsi soit-il.

Maintenant, quoi faire avec? Il va bien falloir que j’établisse des règles, que je me dote d’une ligne directrice pour que ça fonctionne pour vrai, hein?

D’ailleurs, qu’est-ce que j’entends par fonctionner pour vrai? Je suppose que ça veut dire écrire pour être lu. Sinon, à quoi bon écrire, hein?

Tiens, je vais me lancer un défi : écrire chaque jour quelque chose. Voici un défi plus grand : écrire un message (Bloogle appelle-ça comme ça, ce que je suis en train d’écrire : un message) assez bref pour dire ce qu’il a à dire, tout en essayant de vous décrocher un sourire pour débuter la journée. 🙂

Euh… Hein? Qu’est-ce que je viens d’écrire là? Débuter la journée?

Ouf! Si je dois publier le matin, ça veut dire me lever tôt! Au moins, assez tôt pour que vous puissiez l’attraper avant de partir vaquer à vos occupations.

Oh! Tiens!

Voilà un bel exemple de sujet pour commencer. Je m’offre — et à vous aussi — un petit cours de français et de culture générale.

Et pourquoi pas un premier trafic de sens, puisé à même mon imagination?

Alors voilà. Saviez-vous que le verbe vaquer veut dire notamment être en vacances? Alors, je me demande : pourquoi vaquer à ses occupations veut dire quasiment l’inverse? Étrange, non?

Vaquer vient du latin vacare, qui veut dire être vide. Comme c’est le cas d’un terrain vacant. On a commencé à utiliser vaquer à dans le sens de s’occuper de à partir du XIVe siècle (selon mon ami Robert).

Et pourtant, le premier sens de vaquer du dictionnaire, c’est bel et bien dans le sens de prendre congé!

Juste à cause d’un petit à, le sens change drastiquement. Bizarre, non?

Voici peut-être un début d’explication (au sens trafiqué, si vous suivez bien).

Donc, pour nos ancêtres latins, vaquer voudrait dire être vide. Pourtant, pour la plupart des gens, c’est après une journée de travail qu’on se sens vidé, non?

Alors… J’imagine qu’on se vide à petit feu chaque jour. L’exercice de nos activités quotidiennes produirait ainsi un épuisement progressif dans notre corps et notre esprit.

D’ailleurs, le petit à qui suit immédiatement le verbe vaquer sert à marquer justement l’avenir, ce qui vient. Vous en doutez?

Alors voici mon irréfutable démonstration : en musique, dans les pays anglo-saxons, la lettre A représente la note la (c’est vrai, hein?). Et, dans La mélodie du bonheur, dans la chanson pour apprendre les notes, pour la note la on dit l’endroit où vous allez. Vous me suivez, hein?

Ensuite, il suffit d’ajouter un accent grave pour marquer l’importance du concept.

Donc : à = A = la = là = vers où on va = l’avenir, ce qui vient

TADAM! Mystère résolu.

Ainsi, notre réservoir d’énergie et de patience se vide sans qu’on en ait conscience, et devient vacant jusqu’à ce qu’on l’occupe avec de nouvelles calories… de sens à notre vie. Et la vie devient vide de sens lorsqu’on ne la nourrit pas.

Alors, pour vous encourager — et pourquoi pas pour moi aussi — je vous offre le meilleur déjeuner qui soit : une bonne dose de trafic de sens chaque jour.

La vocation du blogue est réglée. Régalez-vous!

(Bon, déjà presque neuf heures. Je peux faire mieux.)

Pourquoi pas un blogue?

Tant qu’à avoir du talent pour écrire, tant qu’à aimer faire rire, tant qu’à aimer jouer avec les mots, pourquoi ne pas partager ma folie avec la planète toute entière?

La planète toute entière étant la planète de Google, bien sûr.

Google a tant de pouvoir qu’il possède même ce blogue. Blogger, le service qui permet la diffusion de ce blogue, c’est Google.

La preuve, si vous enlevez le B et le R, et que vous ajoutez un G et un O, vous avez exactement le même nom… dans un ordre un peu différent.

Démonstration :

  1. Blogger
  2. _logge_
  3. Glogeo — abracadabra!
  4. Google

Voilà : Boglegr est Glooge, c’est prouvé. Incroyable, hein? Ma logique est implacable.

N’empêche que demain matin, si Google le veut, ce blogue disparaît. Google, a droit de regard sur tout l’internet (qui s’écrit avec un I majuscule, je sais).

C’est simple, Google, c’est Dieu. Bon, ici j’aurai un peu plus de fil à retordre pour vous en faire la démonstration, mais croyez-moi sur parole. C’est moi qui écrit le blogue, alors taisez-vous.

Que la tempête de mots commence! Que le temps pète, et émoustille ton cerveau!