En hiver, tous philosophent.

Ce qu’on appelle les nuages sont des particules d’eau en suspension dans l’air, à l’état de vapeur.

En hiver, cette vapeur se transforme en cristaux de glace, qu’on appelle flocons.

Ces flocons se retrouvent au sol, sous la forme de neige; qu’il faut pelleter.

Voilà, c’est prouvé.  En hiver, tout le monde pellette des nuages… .

(…)

Hé!  En passant, je parie que vous ignoriez comment conjuguer adéquatement le verbe pelleter vous aussi.  Vous avez bien lu, on écrit bien Je pellette, eh oui!  Drôle, hein?

Rassurez-vous, il tout à fait correct de ne pas prononcer la deuxième syllabe dans le verbe accordé. On dira plus souvent je pel-te (sans le let). — Source : Multi-dictionnaire.

« Liker » et « chater »

Je déteste les adaptations françaises de to like et to chat dans un contexte d’Internet.

Lu avec une prononciation française, liker se lit comme dans cliquer, ça ressemble à un liquide, une liqueur, ou même au verbe anglais to lick, soit lécher. Faudrait-il alors l’écrire laïquer? On dirait une manière maladroite de dire rendre laïc. C’est absurde et laid de toutes les façons.

Utiliser aimer, ça peut aller pour certains cas, comme aimer une page Facebook. On peut dire aussi qu’une page a 99 J’aime ou 99 abonnés. Sauf qu’on peut aimer une page sans s’y abonner en cliquant sur J’aime. On peut aussi aimer une publication sans l’indiquer formellement.

Comment distinguer le fait d’aimer une page ou une publication et le fait de poser l’action de cliquer sur le bouton J’aime?

Voici ma proposition. Puisque le bouton s’appelle J’aime, je propose de créer le verbe J’aimer. On l’accordera ainsi :

Je j’aime
Tu j’aimes
Il / Elle j’aime
Nous j’aimons
Vous j’aimez
Ils / Elles j’aiment

Vous j’aimez? Je veux dire… vous aimez? Alors j’aimez mon message.

Chater, maintenant. Chater, ça ressemble à chatouiller ou à caresser doucement. Certains ont proposé tchater, pour s’assurer que le son t soit prononcé, mais avouons que c’est toujours laid. Quant à chatter, que j’ai vu aussi, on a l’impression que ça veut dire « faire la chatte », presque provoquer par la séduction.


On a proposé le néologisme clavarder, qui est franchement « passable » en terme de résonance. Pourquoi ne pas simplement employer les mots discuter ou interagir avec une personne? On discute bien au téléphone, et on n’a pas de mot précis pour ça. Pourquoi le fait d’avoir une discussion à l’écrit serait une expérience si différente? On pourrait même dire parler, à la limite. Ou jaser. Après tout, en anglais, le verbe to chat a le même sens en contexte d’une conversation en personne, non?
Sur un forum de discussion, qu’il soit en personne ou dans un univers virtuel, c’est bien ce qu’on fait : on discute. On discute donc à l’écrit. La seule différence avec l’interaction qu’on appelle le chat en anglais, c’est qu’elle est instantanée, voire en direct. On pourrait simplement dire interaction en direct ou discussion en direct, comme on dit aussi messagerie instantanée. Est-ce si compliqué que d’utiliser des mots existants?
Bon, je vois que vous êtes déçus. Vous auriez aimé que j’invente un mot nouveau. Hum… Quelque chose pour remplacer clavardage?

D’accord. On interagit à l’écrit, alors on inter-écrit? On écrit en un éclair, alors on élairécrit? Pas pire, ça? Voulez-vous éclairécrire avec moi? Non. Éclire, tant qu’à ça.

Inventons un mot qui ressemble à un autre, tiens : discusser. blavarder, écriter, jasetter… Hé! J’aime ça, jasetter! Ça lui donne un ton léger, comme discuter de sujets simples. Bon, vendu! On ira jasetter de ça sur Facebook. Ce sera du jasettage… de bas étage. Bon, à revoir…

Taudis à louer

Très, très petit logement, crasseux, puant, sombre, glauque, étouffant, sec en hiver, humide en été.
Aucune fenêtre. Jamais inspecté, mais assurément non conforme à toutes les normes existantes.
Situé au dernier étage d’un immeuble avec une toiture croulante et non étanche.
Planchers en bois pourri. Voisins irrespectueux et antipathiques.
Dans un quartier malpropre, bruyant et dangereux.
Prix : trop cher (surprises incluses).

Pour gens sérieux seulement.

Décalage journalier

Vous avez raison : samedi, c’était hier. Je suis sensé écrire les samedis, pas les dimanches.

Et je n’ai rien à écrire pour ma défense : je suis coupable d’un vol aller simple vers l’oubli. Voilà un voyage dans le temps inusité!

L’inspiration s’en sauve parfaitement. Puisque c’est dimanche, elle a droit de prendre congé. Aujourd’hui je devrai me débrouiller sans elle. Ce sera difficile. J’espère qu’elle ne sera pas malade demain.