Nouveau mot : hayelah

Hayelah [ajela]: interjection de soulagement, que l’on dit généralement d’un seul souffle lorsque l’on trouve un objet que l’on avait perdu. Exemple : Où est mon portefeuille? Hayelah! Aussi utilisé pour nommer l’objet en question lorsque la réponse est instantanée : Où est mon… hayelah! Note : malgré l’usage du point d’exclamation à l’écrit, cette interjection se dit généralement en descendant le ton à l’oral. Quasi-synonymes : ouf, hiiiish, iiiiiii, oh yes.

Attention aux accords grammaticaux particuliers : Féminin : Haéllah. Pluriel : Hasonlah.

Oui, c’est inspiré de…

Halloween, c’est féminin. (ouch!)

Excusez-moi d’être hors saison. La fête d’Halloween est bien loin derrière, et la St-Valentin m’en veut furieusement de lui faire ombrage, mais… je viens de le découvrir, et quand j’ai su ça, j’ai été choqué.

Sans doute comme vous, j’ai toujours cru que Halloween, c’était masculin. Quand je voyais des annonces publicitaires sur lesquelles on pouvait lire Joyeuse Halloween, je criais au scandale : faute! En tous cas, j’imaginais que c’était une erreur de débutant : Joyeux Halloween se prononce de la même façon, alors je me disais que les gens écrivaient au son sans se douter que c’était mal écrit.

Mais non.

Halloween, c’est bel et bien féminin. Robert Larousse me l’a appris tout à l’heure. (Demandez-lui. Vous verrez.)

Tout un choc, hein?

Intuitivement, on dirait : As-tu passé un bel Halloween? Non? Suis-le seul à trouver ça étrange de le lire autrement? Je crois que j’aurai(s) bien du mal à m’habituer à dire une Halloween. C’est juste laid.

Bon, ce doit être encore la faute des Français (les mots dits, ce sont eux).

Les Français ne fêtent même pas l’Halloween, et ce sont eux qui ont décidé, non seulement de le genrer féminin (je viens de découvrir spontanément le verbe genrer, que Robert ne connaît même pas), mais ils ont aussi décidé de ne pas lui attribuer d’article (on fêterait donc Halloween et non l’Halloween, un peu comme on fête Noël et non la Noël, finalement… sauf que Noël, c’est pourtant masculin! Ironique, quand même.).

Voyons! C’est ridicule! C’est ici en Amérique du Nord que l’on fête Halloween… euh… je veux dire l’Halloween! C’est quoi cette histoire? Ce sont ceux qui participent activement à la fête qui devraient décider du comment que l’on appelle cela, non?

Alors, je prends position : Halloween, c’est masculin, point. Je vais liquid-paperiser Robert et Larousse afin qu’ils le retiennent pour toujours.

Bien sûr, au contraire, la St-Valentin, c’est féminin. Même si Valentin, c’est un nom de gars… comme Patrick dans la St-Patrick, Jean-Baptiste dans la St-Jean-Baptiste, etc. Est-ce à cause de la fête de…? Non! On dit la fête de Noël, mais c’est quand même masculin!

Alors pas de chicane. Tranchons pour ceux qui fêtent, et les esprits seront bien gardés.

Excusez-la.

Spontanons!

Quelqu’un m’a dit que spontaner était un verbe, alors je suppose que c’est vrai. La preuve, c’est que son participe passé existe : spontané!

Je vais l’adopter officiellement sur ce blogue en hommage à la personne qui l’a découvert (parce que les mots se découvrent, et souvent très spontanément, justement).

Et voici en bonus une petite pensée du jour à propos du thème de la spontanéité, car pour écrire un blogue, il en faut :

Dans le mot spontanéité, il y a le mot pont. L’aviez-vous remarqué?

Faites le lien que vous voulez, mais faites-le.

Il y en a un, c’est sûr.

Par exemple, si on enlève le mot pont, spontanéité devient sanéité, un autre mot que nous venons de découvrir ensemble. La sanéité, c’est le caractère de ce qui est sané, que l’on retrouve dans le verbe saner. J’imagine déjà que le sens de ces mots renvoient à l’inverse de la spontanéité.

Vous voyez, quand on sanne (parce que ça s’écrit avec deux N lorsqu’il est accordé au présent, je viens de le découvrir avec vous) ou quand on est sanné, on est triste, ennuyé, usé par la routine. On reste dans ses habitudes plates et on se morfond, quoi.

Bref, pour être spontané, il faut qu’il y ait un pont! Peut-être une sorte de lien avec les autres, genre. C’est une théorie.

Une soupe au lait, s’il vous plait !

Avez-vous remarqué que, si on enlève le « au » dans soupe au lait, on entend presque le s’il vous plait, prononcé rapidement à la québécoise?

Voici comment je pourrais présenter la chose, pour ce que soit plus clair :

1. Prenez de la soupe au lait.
2. Retirez l’e au.
3. Vous obtenez s’ou’plait.

La fatigue

Ce qui est cool avec un blogue à peu près sans restriction comme celui-ci, c’est que je peux parler d’à peu près n’importe quel sujet; il me suffit d’écrire ce qui me sort de la tête à l’instant même, et dès que c’est publié, ma mission du jour est accomplie.

La beauté de la chose, c’est que je peux improviser d’un rien.

D’une certaine manière, c’est comme une sorte de match d’improvisation, mais à l’écrit. Sauf qu’il n’y a qu’un seul joueur (moi). Il n’y a pas d’arbitre non plus. Pas de foule (bon, d’accord, vous êtes là, mais vous n’y êtes pas en personne… et moi non plus pour vous, d’ailleurs!). Il n’y a pas, non plus, de pointage… pas même de place pour j’aimer!

En fait, il n’y a aucun match du tout. Ni coin droit, ni coin gauche. Aucun carton, aucune couleur. Rien de mixte ou à comparer. Juste des mots dans une case.

La fatigue, donc. Pourquoi un tel titre pour un message? C’est sûrement parce que, comme un peu tout le monde, je suis fatigué de la semaine qui vient de se terminer. Considérant ceci, je me permets un peu de latitude (et pas pour autant de lassitude) dans le choix de mes sujets. D’ailleurs, je sais que vous me lirez peut-être plus tard qu’un vendredi soir. Peut-être que vous passerez tout droit aussi.

En tous cas, c’était mon petit mot de fin de semaine. Je vous en souhaite une bonne! À lundi!

Grosse Douceur

Comment la décrire? Un espèce de Barbapapa violet avec des jambes (!) et en peluche. Bref, un espèce de gentil monstre qui représente… rien. Ou peut-être la gloutonnerie (mon interprétation), d’où le nom grosse douceur. Ou un espèce de popsicle au raisin en forme de cône arrondi, mais en peluche. Douceur, c’est dans le sens de sucré, on s’entend.

Expliquez-moi pourquoi je pense à une boisson gazeuse quand j’entends ce nom-là? Ce devait être subliminal.

Non mais, sérieusement, là.

Publié, non diffusé.

Oui, j’ai écrit hier, et j’ai même mis le tout en ligne. Je n’en ai juste pas parlé à mon réseau.

J’ai vu qu’il y a quand même eu des visites (des abonnés?). C’est gentil de passer.

C’est un texte politique, que j’aurais aimé retravailler. Dans ma tête, c’est encore un brouillon, peut-être même un brainstorming. Je pourrais le changer entièrement. Je voulais juste me donner la peine de l’écrire plutôt que garder mes idées pour moi. Ce n’est pas nécessairement de bonnes idées. C’était juste un exercice de réflexion… et d’écriture.

Merci de cliquer sur le lien de l’article (le message) si vous souhaitez le lire. Comme ça je pourrai voir que vous êtes venus.

1984

Par rapport à l’évènement de dimanche dernier, voici peut-être la version de l’histoire qui sera retenue par le Ministère de la Vérité :

29 janvier de l’an 1. Dans la ville de Québec, un groupe de musulmans ont réagi violemment alors qu’un jeune homme est entré dans la mosquée où ils se trouvaient. Un homme armé a fait feu. Il a été arrêté. Six autres sont portés disparus depuis cette tragédie.

(…)


Mon message d’aujourd’hui n’est pas drôle du tout. C’est un plutôt un cri du cœur.

Parce que, oui, j’ai peur que la situation actuelle nous mène au monde de Winston Smith et de Big Brother.

Il n’y a rien de drôle. Tout sauf drôle. Car on s’éloigne de plus en plus de la science fiction. Je pense qu’il faut le voir les récents évènements, incluant les déclarations qui ont suivi, comme une claque au visage. On est dans la merde, là.

Bon. Quoi faire, maintenant? Que puis-je faire, moi, premièrement? Est-ce que je peux écrire sur le sujet, sans être moralisateur, sans tomber dans le cliché ou dans les solutions faciles?

Je vais donner mon opinion, tiens. On point où on en est ; une de plus ou de moins… J’ouvre la bouche de mon clavier, et je vais essayer de lui faire dire quelque chose d’intelligent.

Alors voici. À mon avis, l’erreur serait de pointer du doigt un individu, ou même un groupe d’individu en particulier, car en le faisant, nous rejetons notre propre responsabilité. Parce que ce sont nous tous, les responsables. Il y a quelque chose qui cloche dans notre société pour que certains individus se dressent contre d’autres de manière aussi gratuite et si froide. On parle d’êtres humains, là… des deux côtés. C’est grave, là. Or, je crains (comme d’autres, sans doute) que ce genre d’évènement soit le début d’une escalade de haine sans précédent, nourrie par les médias sensationnalistes et le tourbillon des médias sociaux.

Prenons par exemple les commentaires que j’ai lu hier sur YouTube, du genre que les musulmans doivent être tués, point; que Justin Trudeau ne parle pas en leur nom lorsqu’il dit que les musulmans sont bienvenus chez nous; ou que l’attentat était justifié à cause du 11 septembre. Je parle de plusieurs personnes, ici, sur un petit échantillon!

Pourtant, on sait que lorsque des attentats sont commis par des musulmans, généralement, eux-aussi sont aussi parmi les victimes. Or, quand quelqu’un se suicide après avoir tué d’autres personnes, ira t-on se venger en tuant les membres de sa famille déjà endeuillée? Il y a quelque chose qui cloche que l’on applaudisse la mort de personnes qui n’ont rien fait.

Mais ça va plus loin avec les gens qui portent en eux cette haine, qu’ils passent à l’acte ou non.

Ce genre de personnes votent. Elles se trouvent sans doute (marginalement, on l’espère) parmi la moitié des Américains qui ont voté républicain à la dernière élection.

Ces personnes ont un cerveau. Elles ont des émotions. Elles se sentent mal. Elle votent.

Maintenant que c’est gagné, on leur donnera des bonbons pour avoir bien voté. Ils crieront victoire! Il remercieront leur leader de leur avoir redonné une fierté. La haine montera contre ceux qui crient des bêtises à leur leader chéri, et contre tous les groupes qui veulent les empêcher d’arrêter de jouir de leur vie. Ils justifieront leurs crimes les uns après les autres. Ils réécriront la constitution, supprimeront les élections, car ils auront enfin une voix, de l’amour, de la force. Ils crieront victoire. Ils crieront : vive BB!… et souhaiteront la mort ceux qui le critiquent.

On est déjà dans la merde, plus que jamais. C’est déjà en train de se passer. Alors, on fait quoi?

Vous serez d’accord avec moi que lorsque nous regardons ou lisons les nouvelles avec nos opinions toutes faites, sans aller jusqu’à bien comprendre les faits, nous contribuons à perpétuer ce cycle de la haine. Seriez-vous aussi d’accord que nous sommes aussi coupables de nos silences et nos peurs de débats intelligents et respectueux? Lorsque nous refusons de parler et d’écouter le point de vue de ceux avec lesquels nous avons un désaccord, ne contribuons-nous pas à laisser s’installer, malgré nos résistances, ce monde différent?

J’ai vraiment peur de ce qui s’en vient. Rien ne sera comme avant. Il faut absolument trouver les mots pour se parler. C’est notre seule chance de nous sortir de cette merde dans laquelle nous serons tous.

Face au changement

Ouf! Que j’ai trouvé le temps long à m’abstenir d’écrire pour deux longues journées! (En fait, je triche, même : j’écris plutôt ce message « ce soir » (qui est dimanche, au moment d’écrire ceci), qui sera « la veille » demain (soit lundi), qui est aujourd’hui pour vous… en tous cas, quand il sera publié! Mêlant, hein? Je fais exprès!) Pour ceux qui viennent de se joindre au blogue, j’ai décidé récemment d’arrêter d’écrire les samedis, alors que je prenais déjà congé les dimanches. Quel supplice!

Non mais, sans blague. Ne pas écrire pour si longtemps me semble insoutenable! Je n’aurais jamais pensé que l’écriture de ce blogue deviendrait comme une espèce de drogue. Écrire peut créer une dépendance. Maintenant, vous êtes prévenus.

Tiens, je vais tenter une nouvelle expérience : je vais séparer mon message en deux. J’enregistre le tout maintenant (dimanche soir), et je poursuivrai demain (lundi). On verra bien ce que ça donne. Peut-être que demain mon humeur aura changé? Le ton suivra t-il? C’est ce que vous découvrirez dans la prochaine partie de CE MESSAGE. (à suivre…)

Ouf! (deuxième partie). La journée a été longue! Je ne suis effectivement pas de même humeur que hier soir : je suis fatigué! J’ai quand même pensé à quelque chose pour être original : j’ai pensé à l’histoire du vilain petit canard. Puisque j’avais déjà intitulé mon message « Face au changement », je trouve que c’est d’autant plus approprié. 

Voici une tentative de blague. C’est l’histoire du vilain petit canard qui rentre dans une mare. Il regarde dans l’eau et tombe face à face avec son reflet. Il lui dit :

— Wow! Tu viens souvent ici? En tous cas, si jamais tu repasses dans le coin, Mon Dieu, fais-moi cygne!

Face au changement. Mare du coin-coin.